<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4405791555446241015</id><updated>2011-07-31T04:16:09.477-07:00</updated><title type='text'>langue amazighe</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://ils-awal.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4405791555446241015/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ils-awal.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>awal</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04207313518468125348</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>6</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4405791555446241015.post-4825047742564602730</id><published>2011-05-01T11:59:00.000-07:00</published><updated>2011-05-01T12:00:26.404-07:00</updated><title type='text'>quel statut pour la langue amazighe</title><content type='html'>QUEL  STATUT  POUR  L’AMAZIGHE  DANS  LA       NOUVELLE CONSTITUTION  MAROCAINE. &lt;br /&gt;I-Langue : pourquoi l’amazighe n’accéde pas à l’officialité ?&lt;br /&gt;1-Définitions : &lt;br /&gt;la langue est un système de signes doublement articulés ( éléments de linguistique générales , A.Martinet) ; depuis Ferdinand de Saussure,  la parole est l'utilisation effective du système de la langue par les locuteurs  d’une langue ; &lt;br /&gt;  la  langue  a au moins deux fonctions  sociales fondamentales : la communication  entre  ses usagers  et leur  identification   ; elle  sert de marqueur identitaire de l'individu qui la parle  et  ses appartenances sociales , culturelles , professionnelles, religieuses et ethniques.&lt;br /&gt;2- la  langue naturelle  est une langues parlée ( in vivo )  dans le monde qui s’est formée spontanément à partir d'états de langue antérieurs selon le principe de l’évolution ; alors la  langue artificielle (ou langue construite ,comme l'espéranto ) a été créée consciemment ( in vitro ) par des individus pour servir de langue de communication. Certaines d'entre elles sont devenues  de langues officielles de certains états dans le monde.&lt;br /&gt;3- la langue est dite vivante lorsqu'elle est utilisée oralement par des personnes dont elle est la langue maternelle, ou par une communauté suffisamment nombreuse, ayant une vitalité linguistique plus ou moins importante. On appelle langue morte  (ou éteinte )  toute  langue qui n'est plus pratiquée oralement comme langue maternelle par ses locuteurs  ( n’ayant pas de vitalité linguistique ), mais qui peut être encore utilisée dans certains domaines de la religion, comme le latin , le grec ancien ; de nos jours , il  est possible de « ressusciter »  et de revitaliser des langues considérées comme   mortes, c’est le cas de l'hébreu.&lt;br /&gt;La langue  vivante varie généralement selon le lieu géographique  ( régiolecte ou géolecte), le milieu social (sociolecte) , les  locuteurs (idiolecte) ,le temps (acrolecte) et  selon le sexe (sexolecte).&lt;br /&gt;4- la langue maternelle est la langue que l’individu  a apprise dans son enfance au cours de son apprentissage et de sa socialisation  par le  langage ; c’est  la première langue qu'un enfant apprend. Dans certains cas, lorsque l'enfant est éduqué par des parents  parlant des langues différentes  ,dans des couples mixtes, il est capable d’acquérir ces deux  langues simultanément et chacune pouvant être considérée comme une langue maternelle, lui accordant alors le statut du  bilingue. &lt;br /&gt;5- La langue natale , en   linguistique , les termes de langue maternelle et de langue natale sont souvent utilisés sans distinction, elle est  définie comme " le premier moyen d'expression acquis pendant l'enfance, par lequel l'enfant se socialise , elle est l'expression d'une identité ; alors que  la langue maternelle est l'expression d'une culture.&lt;br /&gt;6-Une langue véhiculaire  ( lingua franca ) est une langue de communication  entre locuteurs utilisant des langues différentes,  les langues liturgiques  et les koinés jouent souvent le  rôle du code commun  de certaines  communautés plurilingues unies  par une même religion, ou même par la variété d’une même langue.&lt;br /&gt;La langue vernaculaire  est parlée localement par une  communauté linguistique , elle sert de  langue locale et  s’emploie souvent en opposition avec le terme de  langue véhiculaire , avec un  sens proche d’  autochtone  ou d’indigène .&lt;br /&gt;7. Une langue de culture est une langue qui a  un statut privilégié dans un pays sans qu’elle ne soit sa  langue officielle, elle est le substrat de l'ancienne puissance colonisatrice (comme le français )  ou  la langue liturgique d'une majorité de la population (comme l'arabe) ; &lt;br /&gt;donc , au vu de ces définitions , on peut avancer  que l’Amazighe est une langue de communication, vivante, maternelle , naturelle , vernaculaire  et de culture ;  tout en  se demandant pourquoi lui refuser l’officialisation au même  titre que la langue arabe , et  ses variantes , avec lesquelles elle coexiste toujours. &lt;br /&gt;II-Droit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-protection juridique :Quelle langue protéger? &lt;br /&gt;La non-reconnaissance juridique d’une langue  la  confine et la relégue à  la sphère des relations individuelles et privées ( vernaculaire ), une intervention de l'État choisit  et promouvoit la  langue  qui fera l'objet d'un aménagement  linguistique et d’une plannification politique.Cette intervention peut  porter sur une langue minoritaire, sans vitalité linguistique et sans historicité , afin de la réhabiliter . Il y a des situations où l'État décidera de faire porter l'aménagement à la fois sur la langue majoritaire et la langue minoritaire pour les besoins d’une paix linguistique. &lt;br /&gt;2-statuts&lt;br /&gt;Le  statut d'une langue fait penser inconsciencemment  au caractère officiel  ou non officiel de celle-ci , parce qu'il s'agit d'un statut privilégié,   prestigieux s'il ne demeure pas symbolique. &lt;br /&gt;a-La langue officielle est la langue utilisee dans le cadre des activites officielles ,  administratives et les différents pouvoirs  de l’Etat :legislatif, exécutif, et judiciaire ,elle  est precisee dans la constitution , sinon elle est rédigée dans cette  même langue ; par cet acte , l’Etat favorise une quelconque langue en la proclamant officielle , du même coup elle s’engage  à  l’utiliser  dans toutes ses activités.&lt;br /&gt;Parmi les langues du monde , quelques unes seulement accédent au statut de langue officielle d'un ou de plusieurs États, ces langues peuvent être autochtones ou importées par un régime colonial ;de plus, il est à noter qu’il existe des pays  n'ayant qu'une seule langue officielle, avec la possibilité de faire  coexister néanmoins de nombreuses langues  , nationales et régionales ,parlées sur son territoire.&lt;br /&gt;Comme il est  aussi  possible d’accorder le statut de co-officialité, à deux langues voire à trois ou quatre, avec l’engagement de l'État  de les  utiliser toutes , sans descrimination aucune : l'égalité du statut  juridique pour éviter toute prédominance de l’une par rapport à l’autre et une répartition équitable sur le territoire ; ceci nous  offre trois possibilités:&lt;br /&gt;a-rendre les deux langues  co-officielles sur tout le territoire national (principe de personnalité) , le cas du Canada.&lt;br /&gt;b-séparer les langues sur le territoire au moyen de l'unilinguisme (principe  de la territorialité);  c est le ca de la Suisse.&lt;br /&gt;c-rendre une seule langue officielle partout et imposer le bilinguisme sur une base régionale (formule mixte qui réunit le principe de personnalité et celui de la territorialité), c est le cas de l'Espagne.&lt;br /&gt;Ce statut de co-officialité confère aux citoyens le choix d'utiliser l'une ou l'autre des langues officielles dans leurs rapports avec l'État . Ce choix de la langue employée constitue  un droit pour les individus( liberté linguistique ) et une obligation pour l'État de veiller à une egalité, par l’institutionnalisation d’une politique de bilinguisme officiel  qui reconnait ,par la Constitution, l'égalité juridique de deux ou plusieurs langues sur le même territoire; ce qui fait distinguer :&lt;br /&gt;  a-Les États bilingues pratiquant un bilinguisme fondé sur les droits  personnels, non territorialisés: Canada, Norvege, Tchad, Malte…&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;b-Les États bilingues pratiquant un bilinguisme fondé sur les droits personnels territorialisés: Finlande, &lt;br /&gt;c-Les États bilingues pratiquant un bilinguisme fondé sur les droits territoriaux: Belgique, Suisse …. &lt;br /&gt;Ainsi la langue officielle s'impose à tous les services officiels de l'État : les ministères, le parlement, les organes du gouvernement, administrations, tribunaux, registres publics, documents administratifs, etc.., ainsi qu'à tous les établissements privés qui s'adressent au public.Statiquement, la moitié des pays du monde disposent  au moins d'une langue officielle, d’autres ne reconnaissent qu'une seule langue officielle (la France ,l'Albanie), alors que certains pays possédent plusieurs langues officielles (la Finlande, la Suisse, le Canada, le Luxembourg, la Belgique …) ; de même qu’il y a  plusieurs pays, qui accordent l’officialité à une region (l'Italie, l'Espagne, les Pays-Bas …) , c’est-à-dire qu’il  y a une langue officielle pour le pays, mais d'autres langues sont co-officielles dans certaines régions.  Parmi  ces langues officielles à vocation régionale , on releve quelques exemples :&lt;br /&gt;l’occitan est une langue officielle régionale en  Espagne  ,en  Catalogne ,co-officiel avec le catalan et l'espagnol . Le basque est une langue officielle régionale en Espagne ,co-officiel avec l'espagnol, Le cantonais est une langue officielle régionale de Chine ,Le galicien est une langue officielle régionale d’ Espagne ,co-officiel avec l'espagnol . Le gallois est une langue officielle régionale du Royaume-Uni,co-officiel avec l'anglais. Le romanche, langue officielle régionale de Suisse , co-officiel avec l'allemand, le français et l'italien.&lt;br /&gt;Enfin, il existe certains pays  qui ne prévoient pas, dans leur Constitution  ,de  langue officielle qu'en pratique , de fait ,   et non pas de droit , c’est le cas du  Mexique, du Chili,de  l'Éthiopie,de  la Tanzanie, de la Suède…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Parmi les  langues officielles les plus répandues dans le monde :&lt;br /&gt;-L’anglais est une langue officielle d’  Afrique du Sud  ,Australie, Canada (avec le français),États-Unis ,Royaume-Uni …&lt;br /&gt;- L’arabe est une langue officielle d’ Algérie ,Arabie saoudite ,Bahreïn, Égypte ,Émirats arabes unis, Irak, Jordanie ,Koweït ,Liban ,Libye ,Maroc ,Mauritanie ,Oman ,Palestine ,Qatar ;Somalie,  Soudan (avec l'anglais) ,Syrie,Tchad (avec le français) , Tunisie ,Yémen…. dans ces pays arabes, la langue officielle est l'arabe littéral alors que la langue maternelle est un arabe dialectal (langue  vernaculaire ,ayant évolué localement) ou même une langue différente ( le tamazight ou le  kurde).&lt;br /&gt;-L’espagnol est la langue officielle d’ Argentine ,Bolivie  ,Chili ,Colombie ,Cuba  , Équateur ,Espagne ,États-Unis (co-officiel avec l'anglais) , Mexique ,Pérou  ,Salvador , Uruguay , Venezuela…&lt;br /&gt;-Le français est une langue officielle du Canada ,Cameroun ,.  Mauritanie ,Monaco ,  Sénégal  , Suisse …&lt;br /&gt;b-Une langue nationale est considérée comme propre à une nation ou à un pays,  sa définition  varie selon les pays ;elle est la  langue d'une entite politique, sociale et culturelle ; toutes les langues d'un pays, parlées comme langues maternelles par les natifs, ont ce statut Dans certains pays, une langue peut avoir un statut de langue nationale  , reconnue par le gouvernement ou par  la loi , cette notion se confond parfois avec celle de langue officielle .&lt;br /&gt;Dans le cas d'une langue  nationale, l'État ne s'engage pas  à utiliser cette langue, mais d'en assurer la protection et la promotion, puis d'en faciliter l'utilisation par les citoyens, c’est-à-dire , par cet acte , en pratique , il   reconnaît que le groupe n’est pas une simple minorité linguistique et que  le statut de langue nationale est inférieur à celui de langue officielle.&lt;br /&gt;Par exemple, en Suisse, les trois langues officielles sont l'allemand, le français et l'italien, se trouvent en co-présence  avec  les langues nationales  qui sont l'allemand, le français, l'italien et le romanche; ce qui veut dire aussi qu'une langue nationale peut aussi être une langue officielle. De même qu’au Sénégal, le gouvernement   favorise l'enseignement du wolof en tant que langue nationale, mais  tout en utilisant le français comme langue officielle dans l'administration. &lt;br /&gt;En Afrique, les langues officielles sont généralement des langues utilisées par l'administration ou les écrits, alors que les langues nationales sont généralement des langues orales et véhiculaires.. Le Mali dispose de treize  langues nationales : le bambara, le bobo, le bozo, le dogon, le peul, le soninké, le songhai, le sénoufo-minianka, le tamasheq, le hasanya, le kasonkan, le madenkan et le maninkakan. , aussi le Sénégal  en posséde six  : le wolof, le sérère, le poular, le mandingue, le soninké et le diola.&lt;br /&gt; En Europe , le cas de la Belgique est édifiant  avec trois  langues,  à la fois officielles et nationales : le néerlandais, le français et l'allemand ; territorialement ,elle est divisée en quatre régions linguistiques française, néerlandaise, allemande et bilingue de Bruxelles-Capitale .&lt;br /&gt;c-Une langue régionale est une langue qui, dans le cadre d'un État, diffère de la langue officielle et dont les locuteurs posent le problème de son statut à côté de la langue officielle.&lt;br /&gt;Elle est parfois reconnue et protégée par l'administration régionale ou par l'État , ou c’est le contraire qui prévaut :  l'État ne reconnaît que la langue officielle de l'État, comme c'est le cas pour les langues régionales de France. Ces langues sont alors sans statut, même si leur usage n'est pas interdit .La plupart des États européens reconnaissent les langues régionales, et leur accordent un statut, comme c'est le cas de tous les pays limitrophes de la France, comme la Belgique, le Royaume-Uni, l'Espagne, l'Italie, la Suisse, et l'Allemagne . Ces langues appelées transfrontalières sont parfois reconnues des deux côtés de la frontière, ou seulement  d'un seul côté, comme c'est le cas du basque ou du catalan qui ont un statut en Espagne mais pas en France.&lt;br /&gt;Une langue minoritaire n'est pas forcément régionale, c’est le cas la langue arabe en France , elle  est minoritaire sans être identifiée à un territoire.&lt;br /&gt;III- la diglossie : on parle de diglossie pour désigner l'état dans lequel se trouvent deux variétés linguistiques coexistant sur un territoire donné et ayant des statuts et des fonctions sociales distinctes, l'une étant  qualifiée comme supérieure et l’autre inférieure au regard de leurs usagers ; les deux variétés  , en compétition , peuvent être des dialectes issues  d'une même langue ou bien  elles appartiennent à deux langues différentes.&lt;br /&gt;Elle a été utilisée et développée  pour la differencier du terme de « bilinguisme », qui est envisagé ainsi du point de vue de l'individu  qui est  capable de mobiliser plusieurs variétés de langage ;au contraire, la diglossie est un phénomène sociétal, caractéristisée par la coexistence et la répartition socialement codifiée de plusieurs variétés ; en principe , il existe des situations de diglossie avec ou sans bilinguisme,  comme il existe des blinguismes avec ou sans diglossie. &lt;br /&gt;Au Maroc, on assite à  la juxtaposition de deux variantes d'une même langue : l'arabe ; l'arabe classique dont l'usage est limité aux médias étatiques et à l'école, langue de  prestige et de culture  , reconnue comme langue officielle ; l'arabe dialectal, populaire ; langue d'usage quotidien, dans le milieu familial et dans le milieu public , non reconnue et ne jouit d’aucun statut officiel.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, après  la revalorisation de l’Amazighe, langue ancestrale des marocains ,  sa reconnaissance  par les pouvoirs en place ( création de l’IRCAM)  , son introduction dans les médias ( canal 8 ), son enseignement  à l'école , sa constitutionalisation ( discours royal du 9 Mars 2011) , il est permis de revendiquer  et d’accorder  le  statut  de langue officielle à l’Amazighe , pour consolider ces aquis , puisqu'elle  est une  langue vivante du  seul fait qu’elle est  pratiquée  et parlée par une population fort importante  sur un  espace géographique bien délimité. ; d’autant plus qu’on dispose de plusieurs experiences de par le monde, aussi bien en Europe ( la Belgique, le canada, l’Espagne, la Suisse ) qu’en Afrique, que nous pouvons mettre à profit pour réaliser un amenagement des langues propres au Maroc et qui répond à sa réalité linguistique , sans pour autant réinitialiser une relation diglossique entre l’Amazighe et l’Arabe.&lt;br /&gt; Webographie, notre source principale, Encarta et wikepedia.&lt;br /&gt;Ahmed Bououd., Rabat 28 Avril 2011.&lt;br /&gt;bououd1@yahoo.fr&lt;br /&gt;http://bououd.e-monsite.com.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4405791555446241015-4825047742564602730?l=ils-awal.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ils-awal.blogspot.com/feeds/4825047742564602730/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ils-awal.blogspot.com/2011/05/quel-statut-pour-la-langue-amazighe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4405791555446241015/posts/default/4825047742564602730'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4405791555446241015/posts/default/4825047742564602730'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ils-awal.blogspot.com/2011/05/quel-statut-pour-la-langue-amazighe.html' title='quel statut pour la langue amazighe'/><author><name>awal</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04207313518468125348</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4405791555446241015.post-2275632498887563958</id><published>2011-05-01T11:54:00.000-07:00</published><updated>2011-05-01T11:58:12.236-07:00</updated><title type='text'>l'amazighité et l'identité linguistique</title><content type='html'>L’amazighité et l’identité linguistique : la langue comme marqueur identitaire .&lt;br /&gt;            Par Ahmed Bououd.&lt;br /&gt;I-introduction&lt;br /&gt;la question de la dimension culturelle du langage  a été  , de tout temps , présentée comme étant complexe , surtout quand on lui subordonne   celle de l’identité : à ce niveau   quelques points  méritent d’être exposés , on relève d’abord les différents types d’identités :&lt;br /&gt;-l’identité individuelle (personnelle ,  psychologique )&lt;br /&gt;- l’identité sociale (sociologique)&lt;br /&gt;-L’identité culturelle  qui  concerne à la fois  le groupe , la communauté et  la nation.&lt;br /&gt; Elle  est constituée  par le comportement des individus  vivant dans une  collectivité,   par leur langage ( qui subsume   la langue et la parole ) : la langue  qui est le marqueur identitaire d’un groupe ,  se trouve réalisée par la parole  qui représente les  façons de parler ‘’ ou styles ‘’ propres aux usagers de la langue  du  groupe &lt;br /&gt;II –les identites &lt;br /&gt; Parmi les  approches de la question identitaire , on relève : les points de vue sociologique,anthropologique, psychologique, historique, etc.  la question de l’identité  se pose en ces termes :Est-elle individuelle ou collective ? Nationale ou culturelle ?&lt;br /&gt;a-l’ individu , par nature ,  appartient à son groupe d’appartenance supposé  réel, dans le cas contraire , il  cherche à appartenir à  un groupe  de référence souvent  idéalisé, imaginé, auquel il désire appartenir .par là ,  appartient-il  à un seul groupe ou n’a-t il  pas une « multi-appartenance » du fait de l’âge, du  sexe,  de la profession, de   la culture , de la religion., de la .classe sociale,  de la géographie ..etc. ? &lt;br /&gt;l’individu ne cherche t il pas à se voir comme un être singulier, différent des autres dans le groupe?Ne se définit-il pas  par opposition à d’autres groupes , chose qui ne va pas sans créer Le terme crise , qui ,  recouvre un champ sémantique très vaste: crise identitaire, crise culturelle, crise générationnelle,  crise citoyenne, crise communautaire, etc.&lt;br /&gt;b- L'identité en psychologie :c’est l'identité personnelle, subjective ,individuelle qui  englobe des notions la conscience de soi et la représentation de soi ,  c’est  que l'identité de l'individu est le « sentiment subjectif d'une unité personnelle» (Erik Erikson1972), alors que Jean Piaget insiste sur la notion de socialisation de l'individu à travers une intériorisation des représentations sociales qui s’opère principalement par le langage.&lt;br /&gt;c-L'identité en sociologie renferme le  rapport entre le collectif et l'individuel, elle se construit à travers des classifications, des statuts sociaux ou professionnels,  des relations intra-groupales et inter-groupales (groupes, sous-groupes : « jeune », « étudiant », …) , elle est  dite « objective » puisqu’elle se réfère aux statuts que le sujet partage avec les autres membres de ses différents groupes d'appartenance (sexe , homme /femme ), âge ( adulte..), métier,club ( ouidadi, rajaoui…) ,  les attributs catégoriels où se rangent les individus  pour faire valoir une identité  qui leur sont  assignées. ; ainsi ,un individu , par son identité personnelle , est un homme ou une femme. Par son identité sociale , il est médecin , enseignant , parlant un idiome particulier , résidant une ville donnée , soutenant un club de sa ville …autrement dit , ne cherche t il pas à se voir comme un être singulier, différent des autres ?&lt;br /&gt;d-identité nationale »  (sentiment national ,conscience nationale ),  termes  qui désignent le sentiment ressenti par une personne d'appartenir à une nation., elle englobe des « points communs » entre les personnes censées se reconnaître dans une même nation et former ainsi un ensemble d'habitus ( P.Bourdieu ).&lt;br /&gt;Souvent, il existe un lien intime entre la langue et le sentiment d’appartenance à un groupe  ou à une identité nationale.c est le cas de l’existence d’une seule « langue nationale », parlée par tous les individus partageant la même identité nationale. Cependant , d’autres situations existent qui impliquent plusieurs langues sur un même territoire  (Suisse ,Belgique )  où ces langues concernées sont portées par plusieurs identités nationales (langue allemande ).&lt;br /&gt;Il y a lieu de ne pas confondre l'« identité nationale » qui est un sentiment, avec la  nationalité  qui est une appartenance, soit politique ou juridique ( nationalité marocaine  ), soit ethnique (communauté linguistique, culturelle,  religieuse ou sociale, ex : arabes , amazighes , musulmans , chrétiens, laïcs…) , idéologique ( parti politique ). Le sentiment d'identité est intime à chaque personne et dépend de la manière dont s'effectue l'intériorisation des repères identitaires tels que la langue ,les pratiques sociales, la culture, la musique, la cuisine, et autres;généralement, l'identité d'une personne n'est pas figée, elle évolue à travers le temps ; de même qu’il peut se renforcer lorsque celle-ci est menacée de disparition , de stigmatisation et de marginalisation.&lt;br /&gt;En résumé ,une même personnalité peut d’ailleurs abriter  et faire l’objet de plusieurs identités  ( pluri-identitaire ),  lorsqu’elles servent t de refuge d’un passéisme recherché , elles sont  statiques et immuables ; et si elles sont dynamiques donc évolutives  , elles  s’exprimeront   dans plusieurs registres et sous plusieurs aspects..&lt;br /&gt;-III-IDENTITE LINGUISTIQUE.&lt;br /&gt;a- definitiions :&lt;br /&gt;la langue  se définit comme un système de signes doublement articulés, c'est-à-dire que la construction du sens se fait à deux niveaux d'articulation :- celui des entités significatives (morphèmes et lexèmes) formant les énoncés  et celui des unités distinctives (phonèmes) formant les unités signifiantes. André Martinet précise que l'ordre de description commence par le deuxième niveau d'articulation (les phonèmes , phonétique) pour aller vers le premier (la combinatoire des unités signifiantes , morphologie, syntaxe…)., depuis Ferdinand de Saussure, on distingue également, la langue et la parole, qui est  l'utilisation  et la réalisation effective du système de la langue par ses locuteurs, quant au langage , il est la faculté humaine mise en œuvre au moyen de la langue ; ce qui fait que la langue n'est qu'un langage parmi d'autres : vestimentaire, visuel , iconique, scripturaire….&lt;br /&gt;b- La langue a-t-elle un rôle identitaire ? serait elle  le garant d’une identité collective puisqu’ ‘elle est parlée par toute une communauté.. ? de cette idée deux remarques sont à évoquer :&lt;br /&gt;-certaines nations sont arrivées à homogénéiser et à uniformiser  les diversités linguistiques  et les  différences  culturelles régionales (France), &lt;br /&gt;-d’autres assistent  à  une situation linguistique balkanisée et  fragmentée (Espagne, Suisse , Belgique..). &lt;br /&gt;c-la langue est nécessaire à la constitution d’une identité collective, autrement dit elle est constitutive de l'identité nationale , elle  est le miroir d’une identité qui se construit en permanence , en fonction de l’environnement physique de ses usagers, ce qui la prédestine  à une évolution continuelle , non à un figement et une sclérose totales. &lt;br /&gt;En plus elle garantit et cimente  la cohésion sociale de la  communauté qui la parle , tout en devenant  le réceptacle et le lieu de l’intégration sociale, de l’alphabétisation  et de  l’acculturation ; il est également nécessaire de rappeler  qu’elle  crée une solidarité avec le passé et l’histoire à travers les discours portés par cette  langue., c est a dire qu’ on doit  associer  les discours ( les usages de la langue , c est à dire la parole  ) et  la culture ,sinon comment expliquer que les cultures française et maghrébine ne sont pas identiques malgré l’emploi d’une même langue  ( le français ou l’arabe )? La langue  doit son existence et sa réalisation au discours ( parole ), c’est elle  qui la met en œuvre et identifie  l’identité de ses utilisateurs( parler amazighe  c’est s’est  étiqueté comme amazighe , c’est utilisé la particule d’appartenance , ait ‘’ ceux de ‘’ et u ‘’ celui de ‘’ ) , c est pour cela qu’ il faut veiller  à ce que l’identité linguistique ne doive pas être confondue avec l’identité discursive( l’usage, la parole  ).,qui témoigne  et porte les spécificités culturelles d’une communauté., les façons de parler , les styles  ,les registres ,  les manières  de raisonner, de raconter, de  persuader, de  séduire , d’expliquer ….; tout simplement , c’est le discours qui façonne et structure la pensée du  groupe auquel appartient celui qui parle ou écrit, pour cela on  parle de la pensée en amazighe , en  français,  en arabe … cette pensée pourra être exprimée et traduite aussi  dans une autre langue ( un autre discours ) que la langue d’origine , pour les locuteurs bilingues  ;une question mérite d’être posée   : Est-ce qu’ on change de culture quand on change de langue et de discours  ? Est-ce qu’un amazighe  change de culture lorsqu’il se met à  parler en arabe ou en français ? à ce niveau , la langue (en tant que système formel ) joue le rôle  du marqueur et du  représentant de l’ identité ethnique, sociale , religieuse , culturelle ou nationale de son usager :phénomène qui s’accentue à chaque fois que l’usager de la langue désire  reprendre  , revisiter  ou chercher une identité perdue  dans des situations de colonialisme politique, d’acculturation et de déculturation, pour reconstruire l’identité communautaire autour des valeurs symboliques qui les inscrivent dans des filiations historiques diverses. Il faut ajouter que la notion de filiation  a servi de critère déterminant à l’institutionnalisation de l’identité d’une communauté linguistique à travers sa langue ,  qui serait héritée et  transmise de façon naturelle  aux générations futures .&lt;br /&gt;Deux remarques s’imposent :la langue est-elle porteuse d’une identité plurilingue et que faire dans les cas de la perte de langue et de l’identité ?&lt;br /&gt;d-Perte de langue : perte d’identité ?&lt;br /&gt; Les langues «meurent»  quand  elles n’ont plus de locuteurs qui les parlent  , absence de vitalité linguistique de la langue menacée  , qui a conduit que ces locuteurs ont choisi  d’inscrire leur identité linguistique ailleurs, dans  une autre langue, numériquement puissante, socialement valorisante, en opérant un processus de substitution de la langue dominée par  la survalorisation de la langue dominante , ceci peut s’étaler sur plusieurs générations ;cette perte est un argument fort qui montre la relation d’interdépendance vitale qui existe entre l’individu , son identité linguistique et sa langue. &lt;br /&gt;Comme réaction au danger de  la perte de l’ identité linguistique,  certains sujets ou locuteurs ont  manifesté une  résistance à l’apprentissage  de la langue  dominante , de peur de se  séparer   du groupe ethnique et culturelle  de l’ identité sociale et linguistique d’origine : ils sentent le risque de la domination et de la phagocytose de leur langue , ce qui raffermit le lien entre leur identité sociale et leur identité linguistique. A l’inverse,  les usagers de la langue dominante pour lesquels la question de la survie ne se pose pas ont une identité sociale moins associée  et moins forte  par rapport à l’identité linguistique.&lt;br /&gt;Les langues sont des symboles et des marqueurs  d’identité ;  utilisées par leurs locuteurs pour marquer leurs identités , et aussi pour catégoriser leurs pairs en fonction de la langue qu’ils parlent , en leur attribuant des glottonymes , par référence à ses auteurs ou monuments littéraires les plus illustres  ou bien en mettant l'accent sur l'émotion principale qui en ressort.&lt;br /&gt;Ex :&lt;br /&gt;-allemand : langue de Goethe ; langue de l’industrie&lt;br /&gt;-anglais : langue de Shakespeare, langue de commerce&lt;br /&gt;-français : langue de Molière ; langue de la diplomatie.&lt;br /&gt;Pour l’arabe : langue d'Ismaël, langue du Coran , les Arabes s’attribuent le qualificatif identitaire  "la langue du ḍād" phonème qu'on  croyait unique et spécifique à la langue arabe et qui exclue les autres langues de la typologie linguistique .&lt;br /&gt;La langue amazighe , quant à elle renvoie à d’autres valeurs :essentiellement orale, elle a développé une littérature orale englobant  les mythes, l’imaginaire, les légendes, la poésie..., malgré toutes les vicissitudes de l’Histoire et  l’inconstance des aléas de la nature , elle a  survécue aux langues des civilisations hégémoniques, déjà mortes , éteintes ou disparues( latin, grec, français, arabe…) . Elle est le lien fédérateur qui unie tous les amazighes ( de l’atlantique jusqu’en Egypte ,  et de la méditerranée  jusqu’ au Mali ) dans leur Histoire, leur civilisation, leur culture  depuis des millénaires. &lt;br /&gt;IV-Langue  identité culturelle : l’alternance codique (code switching) ou les langues mêlées, métissées ou en contact (code mixing)  traduisent et renvoient aux réalités culturelles diverses des sociétés multilingues  et de la relation qui se noue , dans le cadre de l’immigration par exemple  , entre la société  d’accueil et celle de la société d’origine, ou plus précisément celle vécue dans le contexte familial. &lt;br /&gt;Ll’identité culturelle ? Est-elle héritée ? Imposée ? A-t-elle une origine ?Cet état de choses avance l’idée que l’identité culturelle a une histoire ,une origine vers laquelle on se retourne avec nostalgie et que l’on désire récupérer.&lt;br /&gt;Dès lors, s’opère un mouvement de retour vers ces origines et ces sources  aussi bien de la part des individus que des groupes sociaux, avec une volonté plus ou moins affirmée de retrouver et de rechercher  ce  « paradis perdu  ». Cette origine se concrétise et se matérialise  dans  et à travers une langue (l’amazighe ) pour  revisiter les coutumes anciennes , les us et traditions ancestrales (azref , tada , tawala , tawiza …), ou encore dans la relecture des valeurs religieuses (les intégrismes) et culturelles ( festivals) pour affirmer l’authenticité de l’ être et de l’identité ; pour les groupes  ,on relève quatre réactions dans le cas de la non-satisfaction des revendications culturelles et de la non-reconnaissance de l’identité linguistique:&lt;br /&gt;- Le repli du groupe sur soi ,c’est quand  la présence d’un autre groupe cherchant  à  dominer le groupe minoré  que cette présence  devienne menaçante  jusqu’ a provoquer  une réaction revendiquant des valeurs qui lui sont  intrinsèques , ceci favorise alors la construction  des régionalismes et des communautarismes.&lt;br /&gt; - L’ouverture du groupe vers les autres , une pression se fait de part et d’autre , ce qui poussent les deux groupes à s’ouvrir l’un sur l’autre , à précipiter en même temps  l’assimilation et l’interpénétration des composantes des groupes en contact.&lt;br /&gt;- La domination d’un groupe par l’autre,le groupe dominant , linguistiquement et culturellement ,cherche à  fusionner et phagocyter  le groupe dominé  ,c’est ce qui  produit et engendre les linguicides et les déculturations lors des colonisation et des mouvements d’immigration.&lt;br /&gt;- La mixité du groupe,le contact et la  coexistence des  deux groupes sur un même territoire génèrent un mélange des caractéristiques inhérentes aux groupes par le biais de  l’hybridation  linguistique et les croisements maritaux.&lt;br /&gt;V-Qu’est-ce que l’identité amazighe ?&lt;br /&gt;Définir l’identité en général n'est pas chose aisée  , comme on vient de le voir ,  l'identité amazighe  n'échappe pas à la règle, d'autant plus qu'il n'y a pas eu d’ entité régionale , culturelle , linguistique se définissant comme amazighe sur la base du découpage administratif et territorial  (Bououd 2011 ). La conscience identitaire amazighe s’affirme par la langue , principe fédérateur des différents groupes Chleuhs, Rifains, amazighes , Touaregs Kabyles ; au trait linguistique  identificatoire utilisé par les amazighes  se greffe une distinction culturelle  pour affirmer et maintenir les différences   au niveau de  la gastronomie, de l’art,   de l’architecture, de  la littérature,  du chant , des techniques d’irrigation,…..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;VI-le  communautarisme&lt;br /&gt;a-Vraisemblablement  les droits individuels risquent de  se différencier en fonction de l’ appartenance à telle ou telle communauté, fondée sur une religion, une ethnie ou une communauté linguistique. Mais l’individu  est simplement engagé dans une histoire dont il ne peut se départir , ni  lui renoncer.,une fois membre d’une communauté,  il devient difficile de le désagréger et de le désintegrer de son groupe. &lt;br /&gt;b-ce qui confirme qu’aucune perspective n'existe en dehors de la communauté et il est impossible de se détacher de son histoire et de sa culture,  ce qui accentue davantage  la prééminence  et la primauté de la communauté par rapport à  l'individu, les valeurs de référence sont traditionnelles, construites à partir d’  une religion et d’ un passé mythique .&lt;br /&gt;Situations qui font naître des formes de communautarisme souvent empreintes de fanatisme religieux ,de traditionalisme , d’idéologies dominantes  , capables de sectoriser et de fragmenter n’importe quelle  société humaine  ,selon Pierre-André Taguieff, « le "communautarisme" est  vu comme un opérateur d'illégitimation   et comme un projet « sociopolitique visant à soumettre les membres d'un groupe défini aux normes supposées propres à ce groupe, à telle communauté, bref à contrôler les opinions, les croyances, les comportements de ceux qui appartiennent en principe à cette communauté ».&lt;br /&gt;Le terme "communautarisme" est utilisé, surtout en langue française pour désigner avec une intention critique toute forme d'ethnocentrisme ou de sociocentrisme, toute autocentration de groupe, impliquant une autovalorisation et une tendance à la fermeture sur soi, dans un contexte culturel dit "postmoderne" où l'"ouverture", et plus particulièrement l'"ouverture à l'autre", est fortement valorisée... »  (Pierre-André Taguieff).Ces principes s'opposent donc à la reconnaissance de groupes diasporiques  et de  minorités nationales autres que la communauté des citoyens, quelles qu'en soient leur nature (raciale, ethnique, linguistique, religieuse...). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;c-La ville est certes un espace  de langues, un laboratoire des variations linguistiques , ou tout simplement un lieu où se confrontent, se côtoient, s'apparient des communautés linguistiques , ethniques, sociales , religieuses.  Ce  lieu est le foyer  des tensions et des conflits entre les différentes communautés meublant  l’espace urbain  ; l’usage des langues , le multilinguisme de la ville participent-ils  à l’émergence et à la gestation   d’une communauté linguistique urbaine d’un côté , et de l’autre , une communauté linguistique rurale ? quelle est la dynamique et le rapport entretenu entre les langues parlées dans la ville et la construction identitaire de ses usagers ?Quel serait la place de l’imaginaire linguistique et le discours produit par ce dernier dans les paratiques langagières des citadins ?&lt;br /&gt;VII-Conclusion&lt;br /&gt;C’est au nom de ces imaginaires linguistiques et culturels  que se créent  les communautarismes de territoires, de groupes, d’ethnies, de laïques , de religieux….sans toutefois oublier que  le communautarisme renferme des  pièges : ceux d’enfermement, de repli, de catégorisation des individus dans des nomenclatures , qui ne les font  agir et penser qu’en fonction des étiquettes qu’ils portent sur eux ;  il est  donc judicieux de défendre l’idée que toute société se compose de multiples communautés qui s’entrecroisent sur un même territoire et  se reconnaissent mutuellement.&lt;br /&gt; Au fond, toutes les  sociétés humaines  sont composites ou  tendent à le devenir de plus en plus : mouvements de migrations et d’intégrations d’un côté, multiplication des communautarismes de l’autre.&lt;br /&gt;En effet ,l’identité culturelle est le carrefour  de l’universalisme des valeurs et la spécificité de celles-ci. L’histoire est faite, de la mobilité  des groupes humains, de rencontres d’individus,&lt;br /&gt;de populations, de conflits, d’affrontements, de tensions …dont l’issue est tantôt l’élimination , l’exclusion de l’une des parties, tantôt l’intégration de l’une des parties dans l’autre ou l’assimilation de l’une par l’autre, mais toujours à travers des rapports de domination ;il s’est quand même produit des brassages d’ethnies, de religions, de pensées, d’us et coutumes, faisant que tout groupe culturel est plus ou moins composite.Les groupes sociaux , en construction , doivent savoir se situer entre deux orientations : tendance à l’« hybridation» des formes de vie, de pensée et de création, et  tendance à l’«homogénéisation» des représentations à des fins de survie identitaire .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;VIII-BIBLIOGRAPHIE &lt;br /&gt;Benveniste, E. (1966). Problèmes de linguistique générale, Volume 1, Paris, Editions&lt;br /&gt;Gallimard. &lt;br /&gt;Bourdieu, P. (1982). Ce que parler veut dire. L’économie des échanges linguistiques.&lt;br /&gt;Paris, Editions Fayard.&lt;br /&gt; Calvet, Louis Jean (2002) La sociolinguistique 4ème édition, PUF, Paris&lt;br /&gt;Calvet, L.J. (1993). «Français et urbanisation» in Didier de Robillard et Michel Beniamini (Ed.). Le français dans l’espace francophone, Tome I, Paris, Champion&lt;br /&gt;DABENE (L.) (sous la direction de). Langues et Migrations. Centre de Didactique des Langues, Publication de l'Université de Grenoble III, 1981.&lt;br /&gt;DABENE (L.), BILLIEZ (J.). Recherches sur la situation sociolinguistique des jeunes issus de l'immigration(Première partie). Rapport ronéoté, Université de Grenoble III, mai 1984.&lt;br /&gt;GROSJEAN (F.). Le bilinguisme : vivre avec deux langues. Tranel, n° 7, Neuchâtel, 1984, pp. 15-39.&lt;br /&gt;Hagège, H. (1985). L’homme de paroles. Contribution linguistique aux sciences humaines.Paris, Editions Fayard.&lt;br /&gt;LABOV (W.). Sociolinguistique. Minuit, Paris, 1978.&lt;br /&gt;Laponce, J. (1984). Langue et territoire. Centre International de Recherche sur le&lt;br /&gt;Bilinguisme. Presses de l’université de Laval.&lt;br /&gt;Martiniello, M. (1995). L’ethnicité dans les sciences sociales contemporaines. Paris, Que sais-je ? PUF&lt;br /&gt; Mackey  W.F: « Interaction, interférence et interlangue», in «Actes du 2e colloque sur la didactique des langues», Laval, oct.1981, Publications du Centre International de Recherches sur le Bilinguisme,Université de Laval, Québec.&lt;br /&gt; wikepedia  et encarta.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   **Ahmed Bououd , FLSH , Université Hassan II , Ain Chock , Casablanca&lt;br /&gt;Bououd1@yahoo.fr&lt;br /&gt;Htpp://bououd.e-monsite.com&lt;br /&gt;Rabat 26 Avril 2011.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4405791555446241015-2275632498887563958?l=ils-awal.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ils-awal.blogspot.com/feeds/2275632498887563958/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ils-awal.blogspot.com/2011/05/lamazighite-et-lidentite-linguistique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4405791555446241015/posts/default/2275632498887563958'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4405791555446241015/posts/default/2275632498887563958'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ils-awal.blogspot.com/2011/05/lamazighite-et-lidentite-linguistique.html' title='l&apos;amazighité et l&apos;identité linguistique'/><author><name>awal</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04207313518468125348</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4405791555446241015.post-9060230024778895585</id><published>2011-03-22T12:44:00.000-07:00</published><updated>2011-03-22T12:46:26.956-07:00</updated><title type='text'>la régionalisation au Maroc et le langue amazighe</title><content type='html'>&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4405791555446241015-9060230024778895585?l=ils-awal.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ils-awal.blogspot.com/feeds/9060230024778895585/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ils-awal.blogspot.com/2011/03/la-regionalisation-au-maroc-et-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4405791555446241015/posts/default/9060230024778895585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4405791555446241015/posts/default/9060230024778895585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ils-awal.blogspot.com/2011/03/la-regionalisation-au-maroc-et-le.html' title='la régionalisation au Maroc et le langue amazighe'/><author><name>awal</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04207313518468125348</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4405791555446241015.post-6457301184612056620</id><published>2009-07-09T05:33:00.000-07:00</published><updated>2009-07-09T05:34:43.126-07:00</updated><title type='text'>les adverbes</title><content type='html'>LES ADVERBES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 - Les grammaires traditionnelles font des adverbes un classement fondé sur le sens ; elles distinguent les adverbes de lieu , de temps , de manière , d'intensité, de quantité •••&lt;br /&gt;Ainsi l'hétérogénéité qui régne au sein des adverbes concerne, essentiellemet les adverbes de temps qui se répartissent en sous-classes selon qu'ils précisent le moment de l'action ( dġi " maintenant" ) , la durée de l'action ( dima " toujours" ) , l'ordre de succession de l'action ( qbl " avant") •• '&lt;br /&gt;2- En face de la définition traditionnelle, les fonctionnalistes définissent &amp;shy;les adverbes comme des" monémes ou des synthémes autonomes" (1) marquant, par eux - mêmes , leur fonction •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre étude portera sur l'adverbe de négation  ur  (2) , les adverbes interrogatifs (3) , les adverbes de comparaison, les adverbes compatibles avec les prépositions, les adverbes non-compatibles avec les prépositions, les adverbes has et hlli " seulement " (4) , les adverbes à valeur modale , les adverbes de quantité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-1- L'ADVERBE DE NEGATION : ur &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 - La négation, comme l'interrogation, est un domaine où convergent les recherches en syntaxe , pragmatique ( " énonciatique " ) , sémantique et logique • Du point de vue linguistique , sur le terme " négation" pése une ambiguIté " puisqu,'il peut renvoyer tant à la forme de l'énoncé qu'à son sens" (1) Il s'agit, donc, de distinguer entre une négation formelle, caracterisée par la présence d'un monéme de négation; et une négation sémantique, c'est à dire le sens négatif d'un énoncé sa négativité sémantique. (2) .&lt;br /&gt;2- Dans le parler des AIt Sadden , la négation s'opére par le monéme ur  , qui porte sur le prédicat verbal; tandis que uridd (3) détermine les prédicats non- verbaux • Quand uridd nie un prédicat verbal , il est suivi , obligatoirement , de is ;&lt;br /&gt;(B.174) uiridd is ira ad iqqim ... " ce n'est pas parce qu'il voulait rester •••• "&lt;br /&gt;les deux variantes (uridd  - maci ) peuvent actualiser comme prédicats un syntagme autonomisé :&lt;br /&gt;            (B.175) uridd zi fas ay  d  idda &lt;br /&gt;                         maci zi fas ay  d idda •&lt;br /&gt;                         " ce n'est pas de Fés qu'il est venu. "&lt;br /&gt;         (9.16) ( ••• ) la  cix luqr i yxf inw , uridd  i  ddll ( ••• )&lt;br /&gt;               ( ••• ) je me serai tenu à l'écart au lieu de cette humilia tian&lt;br /&gt;         (363) ( ••• ) lħbs  d lbarud i iryzn a mi illa , ur idd i t3yyalin ( •••&lt;br /&gt;                       " ( ••• ) la prison et le combat, c'est pour les hommes qu'ils  sont faits et non pour les      femmes ( ••• ) " (4)&lt;br /&gt;ou un syntagme verbal :&lt;br /&gt;        .  (12.10) ( ••• ) la  ytswwar maci la ytaru  &lt;br /&gt;                ( ••• ) il n'écrit pas mai s il photographie&lt;br /&gt;3 -  ur  peut coexister avec les modalités aspectuelles :&lt;br /&gt;a) accompli :&lt;br /&gt;Comme il a été signalé (5) , les thémes verbaux des formes de l'acc. et de l'acc. négatif sont soit identiques, soit differents à l'aide des alternances vocaliques; en combinaison avec l'acc. concomitant, il  y a neutralisation:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;iDa&lt;br /&gt;eu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;~&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ur&lt;br /&gt;iDi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Idda 3&lt;br /&gt; 3li&lt;br /&gt;~&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ur&lt;br /&gt;iddi&lt;br /&gt;3li&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  "&lt;br /&gt;Ali&lt;br /&gt;est&lt;br /&gt;déja&lt;br /&gt;parti&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;Ali n’est pas parti&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_ 0&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;iDa&lt;br /&gt;eu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;~&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ur&lt;br /&gt;iDi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la yDa&lt;br /&gt;'li&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;~&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ur&lt;br /&gt;iDi&lt;br /&gt;e.li&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;Ali&lt;br /&gt;est&lt;br /&gt;déja&lt;br /&gt;parti&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;iDa&lt;br /&gt;eu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;~&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ur&lt;br /&gt;iDi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    la yDa&lt;br /&gt;'idda aa li&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;~&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ur&lt;br /&gt;iddi&lt;br /&gt;3li&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;est&lt;br /&gt;déja&lt;br /&gt;parti&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;en combinaison avec la modalité aspectuelle la ( + inacc. ) , notre parler emploie la variante da (6)&lt;br /&gt;         (1.8) ( ••• )  aksum ur da ytruzum m3ada al tnac  "&lt;br /&gt;                     ( ••• ) la vente de la viande n'est ouverte qu'à partir de midi • "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) ad - th.I&lt;br /&gt;Ici l' opposi tion aspectuelle ad - th.I /  ad. - th.II est neutralisée , par contre avec d-ad , l'opposition d-ad - th.I / d-ad - th.II est maintenue :&lt;br /&gt;ad th.I&lt;br /&gt;                   /  ur - th.II&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ad - th.II&lt;br /&gt;         ad yini    " il dira "&lt;br /&gt;         ad i tini   " il dira habituellement"&lt;br /&gt;    /  " il ne dira pas ‘’&lt;br /&gt;        d-ad yini "il dira" -  / .ur d-ad  yini    "il ne dira pas "&lt;br /&gt;       d ad i tini " il dira habituellement " / ur d-ad i tini "il ne dira pas habituellement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4 - Quelques variations morphologiques sont à signaler :&lt;br /&gt;- nous avons la variante wr  quand ur est précédé d'une voyelle :&lt;br /&gt;         (B.176) yak, ma wr iri  ad iddu ?&lt;br /&gt;                    " n'est-ce pas, est-ce qu'il ne voulait pas partir? ‘’&lt;br /&gt;        (B.177) iħda 3li ma wr  da itsksiw  ħdd&lt;br /&gt;..&lt;br /&gt;        ‘’ Ali surveille si aucun ne regarde • ‘’&lt;br /&gt;        (B.17S) la tra3an ma wr tamzn takurt •&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;                    " ils essayent d'attraper le ballon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                         - au contact de la modalité ad , ur présente deux formes ; ad-ur(7), ou (a)wr (8) :&lt;br /&gt;          ad ur tini ay a •&lt;br /&gt;          (a)wr tini ay a •&lt;br /&gt;           " ne dis pas ceci ‘’&lt;br /&gt;                          -mr " si ‘’ est un monéme à valeur négative, marquant l'hypothése ; il&lt;br /&gt;s'emploie, presque toujours, avec l'acc. négatif qui le place dans un passé  &lt;br /&gt;     ay  a d  ac  bbix  awal •&lt;br /&gt;                    si tu dirais ceci , je me facherai’’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;tandis que  mridd  " si " est un synthéme composé de mr " si " et idd " ce n'est pas " ; mridd se présente sous deux formes selon que la négation porte sur le prédicat verbal ( mridd is ) ou le prédicat non-verbal ( mridd ) :&lt;br /&gt;          (9.1) mridd is yix ay –nna  tnna•••&lt;br /&gt;            " si j'avais fait ce qu'elle avait dit "&lt;br /&gt;        (9.13) mridd is ufix mani  ġr aġ  a drrxh•••&lt;br /&gt;                 " si j'avais su où me rendre ••• "&lt;br /&gt;                   &lt;br /&gt;           (329 ( •••) mridd i wajjarr  kw an  tnġa  yi ( ••• ) (10)&lt;br /&gt;             " ( ••• ) sans les voisins elle m'aurait tuée ( ••• ) "&lt;br /&gt;quand mridd est suivi d'un verbe, il  y a lieu de l'analyser comme la variante mr + d. :&lt;br /&gt;         (378) ( ••• ) mr idd att 3awtt , ad ac ix  tnna  mi ġa t3qqlt ! ( ••• ) (10)&lt;br /&gt;                   " ( ••• ) si tu recommences, je te ferai quelque chose dont tu te souvienderas !(…)&lt;br /&gt;Ahmed Bououd&lt;br /&gt;&lt;a style="COLOR: blue; TEXT-DECORATION: underline; text-underline: single" href="mailto:Bououd1@yahoo.fr"&gt;Bououd1@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;                  &lt;br /&gt; - La synthématigue  de l’adverbe ur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a) L'adverbe  ur peut  être accompagné de certains monémes dont " la valeur, dans ces conditions est un simple renforcement de la négation " (11)&lt;br /&gt;Ces monémes peuvent avoir soit un signifiant continu , c' est à dire juxtaposés à  ur , soit un signifiant discontinu , séparés de ur par un syntagme prédicatif.&lt;br /&gt; b) Si la négation porte sur le prédicat ou la relation prédicative , le signifiant de la négation est discontinu, c'est à dire le prédicat verbal se trouve encadré par  ur ,  ca  " quelque chose " , walu " rien" ,  ħdd " personne "&lt;br /&gt;Cet élément peut avoir les fonctions suivantes :&lt;br /&gt;- Complément explicatif :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            (B. 179) ur illi ħdd.&lt;br /&gt;                       "il n'y a personne • "&lt;br /&gt;           (B.180) ur illi walu.&lt;br /&gt;                       "il n'y a rien. "&lt;br /&gt;           (B.181) ur illi ca •&lt;br /&gt;                      " il n'y a rien. "&lt;br /&gt;-objet :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          (B.182) ur yufi walu •&lt;br /&gt;                    " il n'a rien trouvé "&lt;br /&gt;          (B.183) ur nnix  ca.&lt;br /&gt;                      "je n'ai rien dit. "&lt;br /&gt;A ce niveau, est-ce qu'il faut interpréter ca ( pronom indéfini emprunté à l'arabe) comme étant un pronom objet à part entière ( ur + ca ) ,ou sa grammaticalisation comme auxiliaire de négation ( ur ••• ca)? (12) "&lt;br /&gt;Nous avons des cas où ca "n'est pas fondamentalement un élément de négation (13) , son apparition à côté de ur n'est pas obligatoire, raison pour laquelle T.G.Penchoen l'a considéré comme une expansion autonome du prédicat (14) :&lt;br /&gt;         (B.184) ur ihwid (ca) ġr fas.&lt;br /&gt;                     "il n'est pas descendu à Fés&lt;br /&gt;ur n'admettant pas  ca comme deuxième élément de la négation, quand on a les nominaux suivants : ħdd " personne " , m3ada " sauf"  agwd " aussi " walu  "rien" •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                    " il n'y a que Ali qui est parti • "&lt;br /&gt;       (5.6) nkk , ur iy iqqimn m3ada ay a •&lt;br /&gt;                 " moi, il ne me restait que ceci. "&lt;br /&gt;        (B. 186) ur annayx  agwd yun •&lt;br /&gt;                    " je n'ai vu personne&lt;br /&gt;Ou quand le SV1 est l'un des verbes opérateurs :&lt;br /&gt;         (B.187) ur iri ad iddu •&lt;br /&gt;                   " il ne veut pas partir • "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F.Bentolila (16) considére  ur ••• sa comme" une variante libre de ur• " ;  ca ne peut être " un pronom objet soit parce que le verbe n'admet pas d'objet ( ••• ) , soit parce que le prédicat a déjà un objet ( •••) "&lt;br /&gt;        (B.189) ur iddi  ca •&lt;br /&gt;                  " il n'est pas parti. "&lt;br /&gt;        (B.190) ur t  yannay  ca •&lt;br /&gt;                   " il ne l'a pas vu • "&lt;br /&gt;mais il y a des contextes où ca est d’un emploi facultatif, impliquant un choix  de la part du locuteur, ou il se trouve dédoublé d'un autre ca&lt;br /&gt;         (10.22) u-llah mr idd i yiwl , da ur tqqim •&lt;br /&gt;                     si ce n'était le mariage ( qui me retient ) , je jure que je serais parti •&lt;br /&gt;          (10.26) isul lwaħd mc ur yuwil ••• .&lt;br /&gt;                    " ( bien sûr ) si on est pas marié&lt;br /&gt;          (B.191)ur izzniz (ca)  i3ban ••• " •••&lt;br /&gt;                    " il n'a pas vendu de vêtements " ...&lt;br /&gt;          (B. 192) ur  ġur s  annayx  ca ca  n  tmttut&lt;br /&gt;                     " je n'ai pas vu chez lui quelque femme "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Indicateur de théme :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         ur tslix  •••&lt;br /&gt;                          " je n'ai rien entendu " ...&lt;br /&gt;        &lt;br /&gt;                     «  personne n’est venu » (17)&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;c) ur sert à former des synthémes comme ur - ya "ne pas vouloir" , usar " ne ••• " plus " , ur jjin "       .. ne ••• Jamais  " qui déterminent le verbe .&lt;br /&gt;1-1 usar: est compatible avec l'acc. , l'inacc. , ad - Aoriste; son sens est celui de futur :&lt;br /&gt;       (10.20) usar ad inix iz d la 3icx •&lt;br /&gt;                        " je ne dirai plus que je vis • "&lt;br /&gt;         (10.43) ( ••• ) usar ad  yini iz  d luqt la trħam ( ••• )&lt;br /&gt;                    " ( ••• ) il ne dira plus que les temps  sont cléments C ... )&lt;br /&gt;1-2 ur jjin est compatible avec l'acc. négatif :&lt;br /&gt;        (10.39) ur jjin ssinx mata - nta ddunit •&lt;br /&gt;                   " je n'ai jamais su ce que c'est la vie. " '"&lt;br /&gt;         (13.5) ur jjin ttqdi3t!? ( la prière) •&lt;br /&gt;                 " tu ne l'as jamais arrêtée ? ".&lt;br /&gt;        (350) z i - Li ur jjin ur tħriq ••• (18)&lt;br /&gt;                    "Depuis ce temps-là, elle n'a jamais quitté son foyer •••&lt;br /&gt;dans une interro-négative , jjin peut s'employer seul sans la particule  ur :&lt;br /&gt;            (B.195)  jjin idda ad yannay lahl  nns ?&lt;br /&gt;                    " il n'est jamais allé voir sa famille? "&lt;br /&gt;1-3. 3mru (19)  " ne ... jamais"  est compatible avec ad - Aoriste ,inacc , acc.&lt;br /&gt;        (10.16) 3mru ur itisin ddunit mani  ġr  taġul •&lt;br /&gt;          " il ne saura jamais le sens de la vie • "&lt;br /&gt;         (27) ulad lħja  3mru ur syyifn ( ••• ) (20)&lt;br /&gt;             " les Ulad Lhaj n'ont jamais fait de bonnes récoltes C ••• ) &lt;br /&gt;Ici, avec l'inacc. , la négation a une valeur précise et catégorique; tandis &lt;br /&gt;que avec usar la référence est faite à un fait passé qui ne se reproduira plus.&lt;br /&gt;En ce qui concerne l'opposition usar / ur jjin, nous retrouvons l'opposition&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;non-réel (usar) /réel( ur jjin) ; usar est réservé à des procés futurs , con-&lt;br /&gt;ditionnels ; alors que ur jjin est réservé à des procés passés, réels.&lt;br /&gt;Avec l’adverbe 3awd "encore" , la quanti té prend  une interprétation durative ou itérative :&lt;br /&gt;       • ur injiħ (itératif)&lt;br /&gt;                        " il n'a pas encore réussi. "&lt;br /&gt;         (B.197) 3awd ur yuwil (duratif)&lt;br /&gt;                     " il ne s'est pas encore marié • "&lt;br /&gt;nous remarquons , à travers ces exemples , que la négation avec " ne… pas encore" exprime l'itération (B.196) ; dans (B.197) , la durée peut être paraphrasée par " ne ••• pas de nouveau " •&lt;br /&gt;Avec qqaħ le tour exprime la négation absolue " absolument pas" : &lt;br /&gt;         (B.198) qqaħ ur icci • •&lt;br /&gt;                   " il n'a pas mangé du tout. "&lt;br /&gt;au sujet de qqah "tout" et  bzzaf  " beaucoup" , une remarque s'impose: d'un point de vue de l'interprétation sémantique, il y a des énoncés qui sont ambigus :&lt;br /&gt;         (B.199) qqaħ ti3yyalin ur ccint •&lt;br /&gt;                    " toutes les femmes n'ont pas mangé. " &lt;br /&gt;ou&lt;br /&gt;                " les femmes n'ont pas mangé du tout. "&lt;br /&gt;         (B.200) bzzaf mddn a wr d iddin • cet énoncé admet deux lectures différentes ; il est paraphrasable comme suit :&lt;br /&gt;(a) quelques uns de ces gens ne sont pas venus •&lt;br /&gt; ou&lt;br /&gt; (b) aucun de ces gens n'est venu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous observons que ces énoncés , contenant un adverbe quantificateur et une négation , donnent lieu à une ambiguîté selon que la négation affecte le prédicat seul ou toute la relation prédicative •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Bououd&lt;br /&gt;&lt;a style="COLOR: blue; TEXT-DECORATION: underline; text-underline: single" href="mailto:Bououd1@yahoo.fr"&gt;Bououd1@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les variantes de  ca : ur ….(ca)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La négation se présente sous deux formes (21) :&lt;br /&gt;1) Si la négation porte sur le prédicat ou la relation prédicative, le signifiant est discontinu ; le deuxième élément de la négation peut avoir , dans ces cas , la forme  ca  , c , cay :&lt;br /&gt;            (B.201) ur t ssinx c•&lt;br /&gt;                            " je ne le connais pas • "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(280)&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;Skndh di&lt;br /&gt;s&lt;br /&gt;iġsan&lt;br /&gt;n baba&lt;br /&gt;ħnini&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a nttan ur&lt;br /&gt;umizx ca&lt;br /&gt;n&lt;br /&gt;grc&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;n ħdd •&lt;br /&gt;(22)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;je&lt;br /&gt;brûlerais&lt;br /&gt;en&lt;br /&gt;cela les os&lt;br /&gt;de&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;mon cher&lt;br /&gt;père&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;si&lt;br /&gt;je&lt;br /&gt;pre»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;nais une obole de quelqu'un. "&lt;br /&gt;            (B.202) ur t ssinx  ca •&lt;br /&gt;                        " je ne le connais pas • "&lt;br /&gt;          ( 11 • 34 ) ( ••• ) nK , ur t 3qqilx   cay ( ••• )&lt;br /&gt;,                          je ne l'avais pas reconnu ( ••• ) "&lt;br /&gt;dans (11.34) , l'élément c ay donne plus d'emphase à la négation.&lt;br /&gt;2) Le signifiant continu ( ur idd , maci (23) ) se rencontre dans les cas suivants :&lt;br /&gt;(a) négation d'une identification&lt;br /&gt;             (B.203) maci  d aryaz •&lt;br /&gt;                        " ce n'est pas un homme. "&lt;br /&gt;              (B.204) ur idd d  aryaz •&lt;br /&gt;                     " ce n'est pas un homme. "&lt;br /&gt;(b) négation d'un terme anticipé ( sujet, objet, prédicat ••• )&lt;br /&gt;         &lt;br /&gt;                 (B.205) maci nkk ay  t  iccan •&lt;br /&gt;                       " ce nest pas moi qui l'ai mangé. "&lt;br /&gt;                 (B.206) maCi ur SSinX •••&lt;br /&gt;                       " ce n'est pas parce que je ne comprenne pas ••• "&lt;br /&gt;A) Dans ce qui a précédé , nous avons tenté de parler de " la négation formelle » (24) , c'est à dire une négation ayant recours à un marqueur grammatical; dans ce qui va suivre, l'étude sera consacrée à des énoncés où le positif et le négatif ont une équivalence sémantique •&lt;br /&gt; La neutralisation de l'opposition ur/Ø, se rencontre aprés le verbe gwd  " craindre" ; il y a opposition d'un signifié à sa négation:&lt;br /&gt;            (12.41) ( ••• ) gwdx ad iyi  3ardn •&lt;br /&gt;         &lt;br /&gt;                 " ( ••• ) j'ai peur qu'on m'agresse&lt;br /&gt;            (B. 207) gddx ad yini awal  nna •&lt;br /&gt;                     " je crains qu'il (ne) dise le secret en question. (25)&lt;br /&gt;            (B.208) gddx ur itini awal  nna •&lt;br /&gt;                        " je crains qu'il (ne) dise le secret en question.&lt;br /&gt;B) Si nous examinons, maintenant, quelques exemples où le tour n'est pas à interpréter comme une question (26) ( demande d'information) , mais comme une assertion à contenu positif:&lt;br /&gt;          (B.209) is ur idd  3li  ay  d iddan ?&lt;br /&gt;                          " est-ce que ce n'est pas Ali qui est venu? "&lt;br /&gt;Comme l'atteste cet exemple, il ne s'agit pas d'une interrogation ayant un sens négatif •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est à signaler, aussi, des cas où le contenu positif d'un verbe exprime l'idée d'une négation sur le plan sémantique :&lt;br /&gt;          (B.210) la ytini is idda •&lt;br /&gt;                     " il croit qu'il est parti. "&lt;br /&gt;           (B.211) la ytġal is idda •&lt;br /&gt;                     " il croit qu'il est parti. "&lt;br /&gt;           (B.212) iggum ad  iddu •&lt;br /&gt;                      " il refuse de partir • "&lt;br /&gt;Il apparait , à la suite de ces exemples, que ces verbes présupposent la faùsseté de l'expansion.&lt;br /&gt;C) Dans les phrases subordonnées, la négation suscite des ambiguîtés sémantiques : c'est à ce niveau que se situe la différence entre une négation de phrase et une négation d'un terme de la phrase • (27)&lt;br /&gt;(B.213) issn ad isiwl •&lt;br /&gt;" il sait parler. "&lt;br /&gt;(B.214) ur issin ad isiwl •&lt;br /&gt;" il ne sait pas parler. "&lt;br /&gt;(B.215) ? issn ur itsawal • (28)&lt;br /&gt;(B.216) ira  3li ad yawl i mMi s •&lt;br /&gt;" Ali veut marier son fils "&lt;br /&gt;(B.217) ur iri  3li ad yawl i mMi s&lt;br /&gt;" Ali ne veut pas marier son fils • "&lt;br /&gt;Dans ces cas, la négation porte sur le verbe de la principale ( SV1) ; quand le verbe est sul "rester, demeurer" , la négation est située devant le sv2 de la subordonnée :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           (B.218) isul ur iddi •&lt;br /&gt;" il n'est pas encore parti • "&lt;br /&gt;Bououd Ahmed&lt;br /&gt;Bououd1@yahoo.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notes ( ‘adverbe ur )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (1) A.Martinet  Grammaire fonctionnelle du français p. 190 •&lt;br /&gt;(2) ici  aussi , on ne peut trancher pour savoir si la négation est une moda&amp;shy;lité ou un adverbe? Le critère de la compatibilité de la négation avec le présentatif d  "c'est «  permet de la ranger parmi les adverbes. ( cf. F. Bentolila ,Les classes d'unités significatives, p. 47 • )&lt;br /&gt;(3) Si F.Bentolila a considéré l'interrogation comme une modalité d'énonciation&lt;br /&gt;et non pas comme un adverbe, c'est parce que l'interrogation est en rapport d'exclusion mutuelle avec l'assertion et l'injonction. ( cf. Les classes d'unités significatives ,p. 47 ) et que les interrogatifs ont un comporte&amp;shy;ment syntaxique qui les prédisposent à  être mis en relief •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (4) Nous nous sommes inspirés  du classement de F.Bentolila , Gram.fonct. p.175 , Les classes d'unités significatives, p.47 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'adverbe de négation  ur •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) J.Moeschler , Dire et contredire, p. 5 •&lt;br /&gt;(2) Nous n'allons pas nous arrêter , plus longuement, à ce genre de négation. Ex : iGum ad iddu. , "il refuse de partir ."&lt;br /&gt;(3) uridd  peut être conçu comme un synthème formé de la particule ur  et du pré&amp;shy;sentatif  d servaat à actualiser les prédicats non-verbaux ; à côté de uridd  , le parler utilise maci (emprunté à l'arabe ) qui a les mêmes latti tudes combinatoires que son homologue berbère •&lt;br /&gt;(4)&lt;br /&gt;A.Basset , Textes berbères&lt;br /&gt;, p.179&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(5)&lt;br /&gt;of.&lt;br /&gt;ici&lt;br /&gt;.12.3&lt;br /&gt;, p.110&lt;br /&gt;;&lt;br /&gt;et 11.4&lt;br /&gt;, p. 113&lt;br /&gt;(6)&lt;br /&gt;cf.&lt;br /&gt;ici&lt;br /&gt;p.110&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(7) ur  préc~ée toujours le verbe qu'il détermine sauf si ce même prédicat est déterminé par ad , dans ce cas ur se place aprés  ad•&lt;br /&gt;(8) a wr exprime la défense •&lt;br /&gt;(9) L.Galand , seminaire E.PH.E , le 3 -04 - 1981 ; A.Leguil , I.N.L.C.O  le 4-12-1986 •&lt;br /&gt;(10) A.Basset , ibid , P 185-186&lt;br /&gt;(11) G.T.Penchoen , Etude syntaxique d'un parler berbère, P. 68 • L.Galand , Seminaire E.PH.E , 13- 02 -1981 •&lt;br /&gt;(12) F.Bentolila , Gram. fonct • P. 178; et Sémantique •• et Etudes des unité. significatives, p. 4 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(13) G.T.Penchoen, Etude syntaxique d'un parler berbère, p.12 •&lt;br /&gt; (14) G.T.penchoen , ibid, p.16 •&lt;br /&gt;(15) On pourrait dire, à partir de ces ex. , que la négation affecte le prédicat d'une part, et de l'autre le nominal.&lt;br /&gt;(16) F.Bentolila , Sémantique et études des unités significatives, p. 4 •&lt;br /&gt;(17) avec  aGwd ,l'ordre est indifférent ; on peut avoir aussi ur d iddi agwd yun&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (18) A.Basset , Textes berbères , p.173. Le premier terme de la négation estfacultatif chez les Art Nacer ; on pourrait avoir : (350)           ( ••• ) ur jjin thri~c•••&lt;br /&gt;(19) emprunté à l'arabe, est foraé de 3mr •• Age, vie" + pronom personnel On a 3mri •• de ma vie ", 3mrk •• de ta vie ••••••&lt;br /&gt;(20) A.Basset , ibid, p. 14 • Chez les locuteurs d'Art Nacer , l'accord est de  régle ; nous préférons ( 27) ulad lhaz 3.mrhum ur syyifn •&lt;br /&gt;(21) cf. p. 158&lt;br /&gt;(22) A.Basset , ibid , P.139; ka  et ca , dans le parler des Art Sadden  sont des variantes • cf. p 1.note (1).&lt;br /&gt;(23) uridd  et maci fonctionnent comme des variantes libres ; les locuteurs d'Art Nacer préférent l'utilisation de maci au profit de celle de uridd •&lt;br /&gt;(24) cf.ici p155. et F.Brunet cité par F.Bentolila ( Gram. fonct • p. 184 )qui oppose «  négations apparentes «  et  «  négations réelles  «&lt;br /&gt;(25) Notons ici la présence, dans la traduction, du ne  «   discordanciel «&lt;br /&gt;de la grammaire traditionneelle •&lt;br /&gt;(26) Ceci correspond à ce que la grammaire appelle une&lt;br /&gt; « question rhétorique « &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (27) autrement dit la portée de la négation.&lt;br /&gt;(28) Le symbole ( ? point d'interrogation) signifie la non-acceptabilité de&lt;br /&gt;l'énoncé •&lt;br /&gt;Ahmed Bououd , Université Hassan II , Casablanca&lt;br /&gt;Bououd1@yahoo.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LES ADVERBES INTERROGATIFS&lt;br /&gt;-1 ma "est-ce que" :&lt;br /&gt;ma actualise des verbes et des prédicats introduits par l'identificateur d&lt;br /&gt;" c'est" , ..&lt;br /&gt;(B.219) ma d nK a mi tyit ay a ?&lt;br /&gt;" est-ce que c'est à moi qu'as-tu fait ceci? "&lt;br /&gt;(B.220) ma ~ is iDa ?&lt;br /&gt;" est-ce qu'il est parti? "&lt;br /&gt;(314) i ma d is ttlm i ma ta y is-s ibDn , ma ~ !tra !&lt;br /&gt;"A-t-elle appelé quelqu'un pour l'assister, a-t-elle appelé ici, i ma ••• !tlm , i ma ••• !tra : dI&lt;br /&gt;aprés A.Basset (1) , ne sont pas des propositions interrogatives mais exclamatives avec valeur d'indignation étonnée Sans le i , cette nuance ne se sentirait pas. Le i ma qui suit t~lm est le complément de tilm •&lt;br /&gt;(B .22 1) ma uriD fa~ma ay ~ iDan ?&lt;br /&gt;" est-ce que ce n'est pas Fatma qui est venue? "&lt;br /&gt;~ coexiste avec les modalités aspectuelles suivantes&lt;br /&gt;acc. , inacc. et d-ad&lt;br /&gt;(th.I , th.II) , illustrées par le ve.rbe Du "partir" ;&lt;br /&gt;ma th. III&lt;br /&gt;: ma iDa ?&lt;br /&gt;ma th. la -II : ma la y-tDu ?&lt;br /&gt;ma d-ad (th.I, th.II )&lt;br /&gt;ma ~-a~ iDu ? ma d-ad i tDu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;167     ,.&lt;br /&gt;L!interrogation est partïelle quand elle est introduite par divers monémes interrogatifs tels que ~ " où " elle est totale , quand elle est introduite par le monéme ~ "est-ce que ? " Les monémes interrogatifs ( mani ,~ sont obligatoires tandis que is est d'un emploi facultatif; dans ce cas, l'interrogation est rendue par le procédé de l'intonation ascendante:&lt;br /&gt;(B.222) is iDa a~ yaNay may s ?&lt;br /&gt;" est-ce qu'il est allé rendre visite à sa mère? "&lt;br /&gt;(B.223) iDa a~ yaNay may s ?&lt;br /&gt;" Est-il allé rendre visite à sa mère? "&lt;br /&gt;is détermine un prédicat verbal , tandis que iz d détermine un prédicat non -&lt;br /&gt;verbal (4) ; il coexiste avec le th.III , ~-~ -th.I , ~-~ -th.II , th.II :(5) (10.20) nK , usar ad iniÈ iz ~ la ~isÈ •&lt;br /&gt;" moi , je ne dirai plus que je vis • "&lt;br /&gt;(10.43) ( ••• ) usar ~ yini iz ~ luq1 la trham ( ••• )&lt;br /&gt;" il ne dira plus que les temps sont cléments ( ••• ) "&lt;br /&gt;Notons,au passage , la présence de da , variante de la + th.II dans un contexte&lt;br /&gt;négatif :&lt;br /&gt;(B.224) isqsa ! is itqra i Skwila ?  (6)&lt;br /&gt;" il lui a demandé s'il étudie à l'école? "&lt;br /&gt;                (B.225) isqsa! is da y-tqra i Skwila ?&lt;br /&gt;" il lui a demandé s'il n'étudie pas à l'école ? "&lt;br /&gt;Une autre particularité à signaler est la présence de ~ ( identificateur )&lt;br /&gt;suivi par is&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(B.226) aG it ad ie , ~ is iNa ur itnus da nui t ici  "  passe Je&lt;br /&gt;‘’ laisse-le manger, c'est qu'il désire ne pas is permet l'antéposition , par rapport au prédicat verbal, des modali~ d'orientation spatiale et des pronoms régimes ( direct et indirect) ; 9&lt;br /&gt;" est-ce qu'il lui a dit quelque chose? " Aprés le verbe af " valoir mieux" , is est analysé par L.Galand comme un 1 complément explicatif (7) ; alors qu'aprés les verbes opérateurs tels que J&lt;br /&gt;" voir " , gal " croire " ••• , il a 1&lt;br /&gt;" il sait qu'il est parti" ou" il a appris qu'il est 1&lt;br /&gt;parti • "&lt;br /&gt;1&lt;br /&gt;L'interrogation peut, éventuellement, se combiner avec la négation pour que&lt;br /&gt;1&lt;br /&gt;n'est pas le cas pour ~ •&lt;br /&gt;(B.229) is ~ iDa ~li ?&lt;br /&gt;" est-ce que Ali est venu ? "&lt;br /&gt;v (B.230) is as iNa sa ?&lt;br /&gt;" savoir , apprendre " , aNay , ra9.a&lt;br /&gt;la fonction de complément d'objet.&lt;br /&gt;(B.231) yuf is Dih • (8)&lt;br /&gt;" il vaut mieux que je parte • "&lt;br /&gt;(B.232) iSn is iDa •&lt;br /&gt;cette forme revienne&lt;br /&gt;à l'affirmation ou la confirmation:&lt;br /&gt;" est- ce qu'il n'est pas parti hier? "&lt;br /&gt; (B.233) ur Sing is ~ iDa ?&lt;br /&gt;‘’ je ne sais pas s'il est venu? ‘’&lt;br /&gt;(B.234) is ur iDi i~Li ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;à cet égard , nous ci tons p. Fontanier pour qui la Il question - rhetorique " e une interrogation dont la caracterstique est à " prendre le tour interrogat non pas pour marquer un doute et provoquer une réponse , mais pour indiquer , au contraire la. plus grande persuasion et défier ceux à qui l'on parle de pou voir nier ou m~me répondre ( ••• ) • Mais une singularité frappante, c'est qu' avec la négation, elle affirme et que sans la négation elle nie • Il (9)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;is peut&lt;br /&gt;coexister&lt;br /&gt;avec&lt;br /&gt;Gin en&lt;br /&gt;se&lt;br /&gt;plaçant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;aprés&lt;br /&gt;lui&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(B.235 )&lt;br /&gt;v&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gin is&lt;br /&gt;if Kr i&lt;br /&gt;may&lt;br /&gt;s&lt;br /&gt;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;a-t-il&lt;br /&gt;jamais&lt;br /&gt;pensé&lt;br /&gt;à&lt;br /&gt;sa&lt;br /&gt;mère&lt;br /&gt;?&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;Bououd Ahmed&lt;br /&gt;Ahmed&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="COLOR: blue; TEXT-DECORATION: underline; text-underline: single" href="mailto:Bououd1@yahoo.fr"&gt;Bououd1@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; L’interrogatif mad  :&lt;br /&gt;Mad permet d'exprimer l'interrogation double ou être coordonnant alternatif; dans les énoncés interrogatifs, le segment mad apparaît devant un deuxième terme "sans qu'on puisse toujours décider si on a affaire à ma + d (présentatif ) ou s'il faut poser une nouvelle unité mad ( synthème) avec valeur de coordonnant alternatif. «  (10) A ce propos, les exemples que nous  reproduisons , ici , sont éclairants .,&lt;br /&gt;             (120) ( ••• ) bac ad yannay ma d  is srrħn mad . la • (11)&lt;br /&gt;               " ( ••• ) pour voir si elle est bonne ou non&lt;br /&gt;                        (136) ( ••• ) bac ad  yannay mad . is isħa mad la; (12)&lt;br /&gt;.                 «     pour    voir si la victime est grasse ou non . »&lt;br /&gt;            (B.236) is ica ma ( d ) isul ?&lt;br /&gt;                      « est-ce qu'il a mangé ou pas encore? "&lt;br /&gt;            (B.237) yumz lkar mad lmacina ?&lt;br /&gt;       « a-t-il pris le car ou le train ? "&lt;br /&gt;          (238) is tfhm mad la ? (13)&lt;br /&gt;                    " est-ce que tu as compris ou non ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;mad est une variante libre de  ma , uniquement , dans des énoncés interrogatifs ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;              (B.236) is ica ma ysul ?&lt;br /&gt;                   " est-ce qu'il a mangé ou pas encore? "&lt;br /&gt;L'opposition réel~ non-réel réapparaît avec l'emploi des deux monémes coordonnants ( mad  et xndd&lt;br /&gt;" ou bien" ) ;  mad  est résevé au réel :&lt;br /&gt;            (B.237) isafr mad isul ?&lt;br /&gt;                  " il a voyagé ou pas encore ? "&lt;br /&gt;tandis que xndd relate des faits virtuels :&lt;br /&gt;           (B.238) asy it  xndd  ajj i t !&lt;br /&gt;                 " prends - le ou laisse -le !"&lt;br /&gt;Cette opposition ne semble pas être une régle , parce qu'on a des exemples qui sont aussi bien au réel qu'au non-réel :&lt;br /&gt;         (B.239) at tfsst xndd ak wwtx&lt;br /&gt;                     " tais-toi ou je te frappe  »&lt;br /&gt;            (B.240) at-tfsst mad  ad  inix •(14)&lt;br /&gt;                    " tais-toi ou je dirai •&lt;br /&gt;            (B.241) yusy it xndd yujja t , nkk , maci  cġli • (15)&lt;br /&gt;               " qu'il le prenne ou qu'il le laisse, moi, ce n'est&lt;br /&gt;                      pas mon affaire •&lt;br /&gt;Ahmed Bououd&lt;br /&gt;Bououd1@yahoo.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l’interrogatif wac&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    wac comme monéme interrogatif , est une variante de is ;  le plus souvent , il coexiste avec lui :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;             (B.242) wac  idda d ?&lt;br /&gt;              " est-ce qu'il est venu?&lt;br /&gt;             (B.243) is d idda ? "&lt;br /&gt;                    est- ce qu'il est venu?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          (B.244) wac is d idda ?&lt;br /&gt;                  " est-ce qu'il est venu?&lt;br /&gt;                  .,&lt;br /&gt;La difference du comprtement de ces deux monémes ressort du fait que was n'admet pas l'antéposition des modalités d'orientation spatiale et les pronoms régimes  direct et indirect •&lt;br /&gt;ca : un autre procédé de l'interrogation est rendu par l'emploi de  ca (16) • ca se place aprés un prédicat verbal qui n'admet pas d'expansion; le prédicat verbal est toujours à la deuxième , troisième personne ( singe plur. ) :&lt;br /&gt;          (B.245) tccit ca ?&lt;br /&gt;                    " as-tu mangé ? "&lt;br /&gt;Dans ce cas, la marque formelle de l'interrogation est l'intonation; si on place en tête de l'énoncé is&lt;br /&gt;.l'élément ca acquiert la valeur de " chose" :&lt;br /&gt;          (B.246) is icca ca ? (17)&lt;br /&gt;                     " est-ce qu'il a mangé quelque chose? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Bououd&lt;br /&gt;&lt;a style="COLOR: blue; TEXT-DECORATION: underline; text-underline: single" href="mailto:Bououd1@yahoo.fr"&gt;Bououd1@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l'adverbe interrogatif mani " où ":&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; mani (18) permet l'effacement du préverbe la devant l'inacc.&lt;br /&gt;              (B.247) mani gtili ? &lt;br /&gt;                         " où se trouve –t- il habituellement? "&lt;br /&gt;Il fonctionne tantôt comme interrogatif direct , tantôt comme interrogatifindirect ( il régit un prédicatoîde ). mani est compatible avec les fonctionnels  ġr "vers" ,  zi "de «  qui peuvent   être en emploi absolu ( ou " préposition postposée" )&lt;br /&gt;                          (9.13)  ad  ac ggallx mridd is ufix mani  ġr a  ġa  drrx  ixf inu., ur  krihx&lt;br /&gt;                                            " je te le jure si j'avais su où donner de la tête, je n'aurai pas refusé • "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            (10.19)  … ur itisin mani zi d isud uzwu • - ...•&lt;br /&gt;                      " ( ••• ) il ne sait pas de quel  côté souffle le vent  »&lt;br /&gt;             (B.247)  ġr mani gdda ?&lt;br /&gt;                        " où allait - il ? "&lt;br /&gt;            (B.248) zi mani  d  idda ?&lt;br /&gt;                        " d'où venait - il ? "&lt;br /&gt; ou&lt;br /&gt;(B.249)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;mani&lt;br /&gt;ġr&lt;br /&gt;iDa&lt;br /&gt;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;où&lt;br /&gt;allait&lt;br /&gt;- il&lt;br /&gt;?&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(B.250)&lt;br /&gt;mani&lt;br /&gt;zi&lt;br /&gt;d idda&lt;br /&gt;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;d'où venait&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;il&lt;br /&gt;?&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;mani est compatible avec les modalités aspectuelles suivantes :acc. (th.III) ,  inacc. (th.II) , ur -acc. négatif , ġa - I et ġa - II (cf. ex. 9.13 et 10.19°.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;mani requiert la valeur de " quel" avec un nominal à l'état libre ( E.L)&lt;br /&gt;            (B.251) ara y- id alkas&lt;br /&gt;                       " donne - moi le verre ! "&lt;br /&gt;             - mani alkas ?&lt;br /&gt;               " quel verre ? "&lt;br /&gt;Avec les fonctionnels i , ġr et zi qui sont antéposés , mani  peut  être considéré comme un relatif :&lt;br /&gt;          (B.252) illa (i) mani gufa rraħt&lt;br /&gt;                   " il est là où il est en paix&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            (B.253)  3aydn zi mani  tn  ttux•&lt;br /&gt;                   " ils sont revenus d'où ils étaient "&lt;br /&gt;le syntagme constitué par mani (i mani , ġr mani , zi mani , al mani ••• ) peut  être déterminé par le monéme  ay :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           (B.254) iqim (i) mani ay  t  nujja&lt;br /&gt;                  " il est resté où nous l'avions laissé "&lt;br /&gt;le synthème mani s peut  être suivi d'une apostrophe avec le sens de " quant" :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           (333) mani  c  , a  tamxibt   Yamna  ħddu  la tssn ma  ġa ijrun ••• (19)&lt;br /&gt;               " quant à la méchante Yamna Hddu , elle savait ce qui allait arriver "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Bououd&lt;br /&gt;Bououd1@yahoo.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l'adverbe interrogatif maxmi " pourquoi"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;maxmi est compatible avec les modalités aspectuelles qui accompagnent  mani :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          (B.255)  maxmi ur insi  da ?&lt;br /&gt;                 " pourquoi n'a t-il pas passé la nuit ici? "&lt;br /&gt;           (B.256) maxmi as isiwl ġif i ?&lt;br /&gt;                 " pourquoi lui a t-il parlé de moi ? "&lt;br /&gt;           (11.29) ur  ssinx maxmi ġi - s tra3an&lt;br /&gt;                " je ne savais pas pourquoi ils le cherchaient • "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre parler opére un choix entre maxmi et mmax  "pourquoi"  qui , ensemble , peuvent coexister en anticipant les satellites ; quand le parler recourtà mmax ,et pour que l'interrogation s'articule sur le verbe, il le fait suivre obligatoirement , par ally :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           (11.28)  mmax, nitni , maxmi  ġi - s tra3an?&lt;br /&gt;                  "pourquoi ,eux, ils le cherchaient ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           (B.257) mmax  ally ur iqqim ?&lt;br /&gt;                 " pourquoi n'est -il pas resté? "&lt;br /&gt;Parmi les interrogatifs qui sont compatibles avec  ay  , nous citons:  milmi "quand" mcħal " combien" , régis par les prépositions zi " de "   ġr " vers" ,  al " jusque" ,  i  " dans , à " ;  et  maxmi  "pourquoi"; alors que mism "comment"  n'admet comme préposition que i&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;       (14.5) maxmi   a ġa   atra3at ansa ?&lt;br /&gt;                 "pourquoi chercheras -tu une place ? "&lt;br /&gt;Dans d'autres emplois, nous trouvons frequemment mmax , quand l'interrogation est rendue par  is ou may :&lt;br /&gt;         (326) ( ••• ) mmax  m(a) - as  ttuwit ?  mmax  m(a) - as  yit  zggwis ttuwtt ? (20)&lt;br /&gt;                   " que lui as- tu apporté ? que lui as -tu fais depuis que tu es arrivée ? "&lt;br /&gt;            (B.25S)  mmax ? is ur as  3limn ?&lt;br /&gt;                   " pourquoi? est -ce qu'ils ne l'ont pas avisé? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Bououd&lt;br /&gt;&lt;a style="COLOR: blue; TEXT-DECORATION: underline; text-underline: single" href="mailto:Bououd1@yahoo.fr"&gt;Bououd1@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les adverbes de comparaison&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre parler dispose de  amci " comme ceci , de cette façcon "  amcis(·1)" comme cela , de cette façon-là" ammidin "comme si , comme cela " , amminna " comme si " et am " comme " •&lt;br /&gt;Ils sont actualisés par d!" c'est" et déterminés par le monéme  ay :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  (B.259) d amci a ġa tarut&lt;br /&gt;                     " c'est ainsi que tu écriras "&lt;br /&gt;    (5.2)  amci  a ġa. ( a)  ac bdux&lt;br /&gt;             " c'est ainsi que je commencerai "&lt;br /&gt;    (7.11) amci  ay ntġima  mi3ad   al  iqrrb Lfjr&lt;br /&gt;              " c'est ainsi qu'on reste jusqu'à l'aube&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;am  « comme  »  prend la forme simple devant les pronoms personnels et les nominaux marqués par l'E.A :&lt;br /&gt;      (10.20) am nkk , wahli ay mmutn&lt;br /&gt;        " comme moi , il  y a longtemps qu'ils sont morts  »  &lt;br /&gt;       (10.31) am  tmttut am uryaz •&lt;br /&gt;             " l'homme et la femme sont égaux. "&lt;br /&gt;amalgamé à un pronom personnel, l'adverbe  amci  sert à ponctuer le récit (2) :&lt;br /&gt;       (B.260) ntta  amcis  la ytakkr  , a3ssas ibdd  gi  s •&lt;br /&gt;                 " alors qu'il était en train de voler ainsi, sur ce , le gardien le surpris . »&lt;br /&gt;Ici, aussi, s'applique les trois critéres emis par F.Bentolila (3) afinde distinguer les subordonnants des pseudo-subordonnants; c'est-à-dire que le synthème comprenant le fonctionnel  am  "comme" et la modalité démonstra tive ( din, nna ) peut fonctionner comme fonctionnel subordonnant :&lt;br /&gt;         (B.261) la yħasb it  amminna ag-għasb yma  s&lt;br /&gt;                      " il le considérait comme son frère. "&lt;br /&gt;         (B.262) a ġif  nx  ibdu amminna  ġa ybdu x wi  nns •&lt;br /&gt;                    " il nous départagera comme il départagera les siens • "&lt;br /&gt;amminna , selon le contexte, acquiert une fonction présentative ; l'expansion prédicatoidale peut être verbale ou non-verbale :&lt;br /&gt;         (300) ( ••• )  idd ddra ttmzin amm i zaydn  cwi " ( ••• )’(4)&lt;br /&gt;                   (….)quant au mais et à l'orge, on d.irait qu'ils ont augmenté un peu . »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       (319) amm id inn ġur s izayd  sidna  3ali ! (5)&lt;br /&gt;                  " On dirait qu'a été mis au monde chez elle Sidna Ali "&lt;br /&gt;            (B.263) amminna ur ijri walu •&lt;br /&gt;                 " c'est comme si de rien n'était. "&lt;br /&gt;Ce même énoncé accepte , de préférence , le verbe iyy " faire"&lt;br /&gt;            (B.264) iyy amminna ur ijri walu •&lt;br /&gt;                   " fait - comme si de rien n'était. "&lt;br /&gt;D'autres emplois à valeur démonstrative sont possibles avec amci(s) :&lt;br /&gt;        (2.9) amcis l-l3ca , la ytili kulci ...&lt;br /&gt;                   " aux alentours de la prière du soir , tout le monde est présent ••• "&lt;br /&gt;         ( 6. 11) la nzzruy ayyur kamL amci ...&lt;br /&gt;                        " nous passons le mois entier comme ça " ... .,&lt;br /&gt;               (B.26S) amcis n ttlata a nmlaqqa •&lt;br /&gt;                     " nous nous rencontrerons aux alentours de trois heures • »&lt;br /&gt;Pour rendre la comparaison, le berbère" ne posséde pas d'expression morphologique du degré. La comparaison d'égalité s'exprime, dialectalement , par  am qui peut être répété devant les deux termes de la comparaison ( ••• ) " (6 ).&lt;br /&gt;(a) le comparatif de superiorité s'exprime par le verbe  af  "valoir mieux  »ou le fonctionnel  x " sur «&lt;br /&gt; (b) le comparatif d'égalité est rendu par   am  ‘’ comme" ; ce monéme peut avoir d'autres fonctions que celle -là: il est coordinatif dans :&lt;br /&gt;              (B.266) urjjin annayx   ca n yun am 3li  d mghand&lt;br /&gt;          je n'ai jamais vu quelqu'un tel qu'Ali et Muhand ‘’&lt;br /&gt;(c) le superlatif absolu est rendu par bzzaf" beaucoup" •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Bououd&lt;br /&gt;Bououd1@yahoo.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;br /&gt;LES ADVERBES ET  LEURS COMPATIBILITES PREPOSITIONNELLES (1)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     -LES ADVERBES COMPATIBLES AVEC LES PREPOSITIONS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-1 Temps:&lt;br /&gt;dġi " maintenant" , llinna" autrefois, tout à l'heure" , wahli " autre fois " , zik , bkri " autrefois , tôt" , (m)cħal ay a " il Y ya longtemps . » dima " toujours "&lt;br /&gt;dlli " hier" , islid idli " avant hier" , askka "d emain “asnin wwaskka " aprés demain" ...&lt;br /&gt;La liste n'est pas exhaustive, d'autres adverbes existent dont la référence est faite au mois, le jour, l'année, l'heure •••&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-2 - Lieu:&lt;br /&gt;- da " ici" (2) , dinn " là-bas" , dis " là "&lt;br /&gt;- sya (d) "par ici , d'ici " (3) , syinn " par là-bas , de là" ,syis «  par l'endroit en question. "&lt;br /&gt;-urinn  "au delà " " plus loin" ,  siwra  " en deça . »&lt;br /&gt;- i wksar  "en bas "  i wsawn " en haut " ,  brra "dehors , à l'exterieur « tama(n) "à côté", daxl " dedans , à l'interieur " , dffir "derrière"  tat  "devant "&lt;br /&gt;mnid , tanila  "en face " •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     -LES ADVERBES NON-COMPATIBLES AVEC LES PREPOSITIONS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-1- Temps:&lt;br /&gt;  3ad " alors " , dix , al tu , 3awd  "encore" , b3da  " d'abord " ••&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-2- Quantité:&lt;br /&gt;qbala , bzzaf " beaucoup " , cwi " un peu " , ktr " plus " , qqaħ " tout à fait" , qll " moins" , drus " trop peu" , ukan " seulement" •&lt;br /&gt;-3- Adverbes à valeur modale (1):&lt;br /&gt;imkn " peut- être " , bssif  " de force" (2) , ddra3   " de force" ,  tmara " contre son gré «  , nnit " justement"   , batl " gratuitement «  , nican " direc- tement  «•&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-4- Les charnières logiques (3) .,&lt;br /&gt;manic " or ‘’ , ħqqn " en effet" , ħqqa ‘’ au fait" , zix , hiyya " donc" , lfayda " bref " ,lħasul  "finalement" •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Bououd&lt;br /&gt;Bououd1@yahoo.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les adverbes Xas et hli  ‘’ seulement "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-1- xas  peut déterminer un verbe , un nominal , un nominal régi par un fonctionnel et un pronom personnel :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;             (17.2) (.... ) xas a tawim muhand  (•.• ) "&lt;br /&gt;                (••• ) seulement vous emmenerez Muhand (… ) "&lt;br /&gt;          (B.267)  xa cc !&lt;br /&gt;               "mange seulement! ‘’&lt;br /&gt;     (14.8) xas tadggwat a la mlaqqax di s&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                       ( …  ) justement je l'ai rencontré cet aprés-midi • "&lt;br /&gt;             (B.268) frrqn t  xas  i  yryzn •&lt;br /&gt;          ‘’ ils l'on distribué seulement aux hommes. ‘’&lt;br /&gt;        (210) (••• ) la ixddm aynn a i3ddan xas s yi d ( .•• ) ( 1)&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;                  C ••• ) il travaille en général seulement le soir C ••• ) "&lt;br /&gt;              (206) ( ... ) ur ntgg   xas  cgg •(.. ) (2)&lt;br /&gt;                 " (••• ) nous ne voulons que toi ( ••• ) ‘’&lt;br /&gt;Nous pouvons mentionner , aussi , des énoncés où xas détermine un nominal suivi du monéme ay  :&lt;br /&gt;              (B.269) xas ntta ay  d iddan. (3)&lt;br /&gt;                     " il n'y a que lui qui est venu • ‘’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           (324) wallaynni  mc   ġur s  qqimx  xas  cmm   ag-gurw  muhand  amqran • (4)&lt;br /&gt;                  Litt. : " mais si je reste chez lui, (c'est) seulement toi (qu')a engendrée M.A "&lt;br /&gt;                           " Mais si je reste chez ( mon mari ) , tu es vraiment la fille de Muhand    Amqqran • "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l'adverbe de négation  ur , xas  sert à exprimer la négation restrictive ( ne ••• que) :&lt;br /&gt;           (B.270) ur as iqqim xas  yun •&lt;br /&gt;                   " Il ne lui reste qu'un seul • "&lt;br /&gt;            (203) ( ••• ) Iħlam ,ur  t  iyyin  xas lqurtas. (5)&lt;br /&gt;                       " la justice n'était pas autre chose que la cartouche. "&lt;br /&gt;Avec xas , le deuxième segment d'une proposition peut  être le résultat d'une partie extraite d'un tout:&lt;br /&gt;           (B.271)  qaħ   3zzant  , xas  3li&lt;br /&gt;                   " tout le monde lui a présenté les condoléances, sauf Ali . »&lt;br /&gt;un autre exemple avec ur   ••• x as  traduit l'exception :&lt;br /&gt;          (B.272) ur  ssin xas i tiyta   (6)&lt;br /&gt;                           " il ne sait que frapper. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-2- hLli , comme  xas , détermine un verbe , un nominal ; contrairement à xas , ici l'ordre est indifférent :&lt;br /&gt;            (B.273) hlli  ur  t3awd  iħzmin • • •&lt;br /&gt;                   " seulement ne racontes pas n'importe quoi. "&lt;br /&gt;             (B.274)   ur  t3awd  hlli iħzmin • &lt;br /&gt;                          " ne racontes pas, seulement, n'importe quoi. "&lt;br /&gt;La libre déplaçabilité de  hlli  et son "contenu sémantique moins précis que&lt;br /&gt;celui de xas ( ••• ) font qu'on ne peut pas toujours définir avec certitude son point d'incidence. " (7)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Bououd&lt;br /&gt;&lt;a style="COLOR: blue; TEXT-DECORATION: underline; text-underline: single" href="mailto:Bououd1@yahoo.fr"&gt;Bououd1@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4405791555446241015-6457301184612056620?l=ils-awal.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ils-awal.blogspot.com/feeds/6457301184612056620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ils-awal.blogspot.com/2009/07/les-adverbes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4405791555446241015/posts/default/6457301184612056620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4405791555446241015/posts/default/6457301184612056620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ils-awal.blogspot.com/2009/07/les-adverbes.html' title='les adverbes'/><author><name>awal</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04207313518468125348</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4405791555446241015.post-7414181733399814321</id><published>2009-07-03T02:25:00.000-07:00</published><updated>2009-07-03T02:27:12.843-07:00</updated><title type='text'>adverbe de négation ur</title><content type='html'>LES ADVERBES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 - Les grammaires traditionnelles font des adverbes un classement fondé sur le sens ; elles distinguent les adverbes de lieu , de temps , de manière , d'intensité, de quantité •••&lt;br /&gt;Ainsi l'hétérogénéité qui régne au sein des adverbes concerne, essentiellemet les adverbes de temps qui se répartissent en sous-classes selon qu'ils précisent le moment de l'action ( dġi " maintenant" ) , la durée de l'action ( dima " toujours" ) , l'ordre de succession de l'action ( qbl " avant") •• '&lt;br /&gt;2- En face de la définition traditionnelle, les fonctionnalistes définissent &amp;shy;les adverbes comme des" monémes ou des synthémes autonomes" (1) marquant, par eux - mêmes , leur fonction •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre étude portera sur l'adverbe de négation  ur  (2) , les adverbes interrogatifs (3) , les adverbes de comparaison, les adverbes compatibles avec les prépositions, les adverbes non-compatibles avec les prépositions, les adverbes has et hlli " seulement " (4) , les adverbes à valeur modale , les adverbes de quantité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-1- L'ADVERBE DE NEGATION : ur &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 - La négation, comme l'interrogation, est un domaine où convergent les recherches en syntaxe , pragmatique ( " énonciatique " ) , sémantique et logique • Du point de vue linguistique , sur le terme " négation" pése une ambiguIté " puisqu,'il peut renvoyer tant à la forme de l'énoncé qu'à son sens" (1) Il s'agit, donc, de distinguer entre une négation formelle, caracterisée par la présence d'un monéme de négation; et une négation sémantique, c'est à dire le sens négatif d'un énoncé sa négativité sémantique. (2) .&lt;br /&gt;2- Dans le parler des AIt Sadden , la négation s'opére par le monéme ur  , qui porte sur le prédicat verbal; tandis que uridd (3) détermine les prédicats non- verbaux • Quand uridd nie un prédicat verbal , il est suivi , obligatoirement , de is ;&lt;br /&gt;(B.174) uiridd is ira ad iqqim ... " ce n'est pas parce qu'il voulait rester •••• "&lt;br /&gt;les deux variantes (uridd  - maci ) peuvent actualiser comme prédicats un syntagme autonomisé :&lt;br /&gt;            (B.175) uridd zi fas ay  d  idda &lt;br /&gt;                         maci zi fas ay  d idda •&lt;br /&gt;                         " ce n'est pas de Fés qu'il est venu. "&lt;br /&gt;         (9.16) ( ••• ) la  cix luqr i yxf inw , uridd  i  ddll ( ••• )&lt;br /&gt;               ( ••• ) je me serai tenu à l'écart au lieu de cette humilia tian&lt;br /&gt;         (363) ( ••• ) lħbs  d lbarud i iryzn a mi illa , ur idd i t3yyalin ( •••&lt;br /&gt;                       " ( ••• ) la prison et le combat, c'est pour les hommes qu'ils  sont faits et non pour les      femmes ( ••• ) " (4)&lt;br /&gt;ou un syntagme verbal :&lt;br /&gt;        .  (12.10) ( ••• ) la  ytswwar maci la ytaru  &lt;br /&gt;                ( ••• ) il n'écrit pas mai s il photographie&lt;br /&gt;3 -  ur  peut coexister avec les modalités aspectuelles :&lt;br /&gt;a) accompli :&lt;br /&gt;Comme il a été signalé (5) , les thémes verbaux des formes de l'acc. et de l'acc. négatif sont soit identiques, soit differents à l'aide des alternances vocaliques; en combinaison avec l'acc. concomitant, il  y a neutralisation:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;iDa&lt;br /&gt;eu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;~&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ur&lt;br /&gt;iDi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Idda 3&lt;br /&gt; 3li&lt;br /&gt;~&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ur&lt;br /&gt;iddi&lt;br /&gt;3li&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  "&lt;br /&gt;Ali&lt;br /&gt;est&lt;br /&gt;déja&lt;br /&gt;parti&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;Ali n’est pas parti&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_ 0&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;iDa&lt;br /&gt;eu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;~&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ur&lt;br /&gt;iDi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la yDa&lt;br /&gt;'li&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;~&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ur&lt;br /&gt;iDi&lt;br /&gt;e.li&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;Ali&lt;br /&gt;est&lt;br /&gt;déja&lt;br /&gt;parti&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;iDa&lt;br /&gt;eu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;~&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ur&lt;br /&gt;iDi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    la yDa&lt;br /&gt;'idda aa li&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;~&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ur&lt;br /&gt;iddi&lt;br /&gt;3li&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;est&lt;br /&gt;déja&lt;br /&gt;parti&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;en combinaison avec la modalité aspectuelle la ( + inacc. ) , notre parler emploie la variante da (6)&lt;br /&gt;         (1.8) ( ••• )  aksum ur da ytruzum m3ada al tnac  "&lt;br /&gt;                     ( ••• ) la vente de la viande n'est ouverte qu'à partir de midi • "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) ad - th.I&lt;br /&gt;Ici l' opposi tion aspectuelle ad - th.I /  ad. - th.II est neutralisée , par contre avec d-ad , l'opposition d-ad - th.I / d-ad - th.II est maintenue :&lt;br /&gt;ad th.I&lt;br /&gt;                   /  ur - th.II&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ad - th.II&lt;br /&gt;         ad yini    " il dira "&lt;br /&gt;         ad i tini   " il dira habituellement"&lt;br /&gt;    /  " il ne dira pas ‘’&lt;br /&gt;        d-ad yini "il dira" -  / .ur d-ad  yini    "il ne dira pas "&lt;br /&gt;       d ad i tini " il dira habituellement " / ur d-ad i tini "il ne dira pas habituellement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4 - Quelques variations morphologiques sont à signaler :&lt;br /&gt;- nous avons la variante wr  quand ur est précédé d'une voyelle :&lt;br /&gt;         (B.176) yak, ma wr iri  ad iddu ?&lt;br /&gt;                    " n'est-ce pas, est-ce qu'il ne voulait pas partir? ‘’&lt;br /&gt;        (B.177) iħda 3li ma wr  da itsksiw  ħdd&lt;br /&gt;..&lt;br /&gt;        ‘’ Ali surveille si aucun ne regarde • ‘’&lt;br /&gt;        (B.17S) la tra3an ma wr tamzn takurt •&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;                    " ils essayent d'attraper le ballon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                         - au contact de la modalité ad , ur présente deux formes ; ad-ur(7), ou (a)wr (8) :&lt;br /&gt;          ad ur tini ay a •&lt;br /&gt;          (a)wr tini ay a •&lt;br /&gt;           " ne dis pas ceci ‘’&lt;br /&gt;                          -mr " si ‘’ est un monéme à valeur négative, marquant l'hypothése ; il&lt;br /&gt;s'emploie, presque toujours, avec l'acc. négatif qui le place dans un passé  &lt;br /&gt;     ay  a d  ac  bbix  awal •&lt;br /&gt;                    si tu dirais ceci , je me facherai’’&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;tandis que  mridd  " si " est un synthéme composé de mr " si " et idd " ce n'est pas " ; mridd se présente sous deux formes selon que la négation porte sur le prédicat verbal ( mridd is ) ou le prédicat non-verbal ( mridd ) :&lt;br /&gt;          (9.1) mridd is yix ay –nna  tnna•••&lt;br /&gt;            " si j'avais fait ce qu'elle avait dit "&lt;br /&gt;        (9.13) mridd is ufix mani  ġr aġ  a drrxh•••&lt;br /&gt;                 " si j'avais su où me rendre ••• "&lt;br /&gt;                   &lt;br /&gt;           (329 ( •••) mridd i wajjarr  kw an  tnġa  yi ( ••• ) (10)&lt;br /&gt;             " ( ••• ) sans les voisins elle m'aurait tuée ( ••• ) "&lt;br /&gt;quand mridd est suivi d'un verbe, il  y a lieu de l'analyser comme la variante mr + d. :&lt;br /&gt;         (378) ( ••• ) mr idd att 3awtt , ad ac ix  tnna  mi ġa t3qqlt ! ( ••• ) (10)&lt;br /&gt;                   " ( ••• ) si tu recommences, je te ferai quelque chose dont tu te souvienderas !(…)&lt;br /&gt;Ahmed Bououd&lt;br /&gt;Bououd1@yahoo.fr&lt;br /&gt;                  &lt;br /&gt;5 - La synthématigue :&lt;br /&gt;a) L'adverbe  ur peut  être accompagné de certains monémes dont " la valeur, dans ces conditions est un simple renforcement de la négation " (11)&lt;br /&gt;Ces monémes peuvent avoir soit un signifiant continu , c' est à dire juxtaposés à  ur , soit un signifiant discontinu , séparés de ur par un syntagme prédicatif.&lt;br /&gt; b) Si la négation porte sur le prédicat ou la relation prédicative , le signifiant de la négation est discontinu, c'est à dire le prédicat verbal se trouve encadré par  ur ,  ca  " quelque chose " , walu " rien" ,  ħdd " personne "&lt;br /&gt;Cet élément peut avoir les fonctions suivantes :&lt;br /&gt;- Complément explicatif :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            (B. 179) ur illi ħdd.&lt;br /&gt;                       "il n'y a personne • "&lt;br /&gt;           (B.180) ur illi walu.&lt;br /&gt;                       "il n'y a rien. "&lt;br /&gt;           (B.181) ur illi ca •&lt;br /&gt;                      " il n'y a rien. "&lt;br /&gt;-objet :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          (B.182) ur yufi walu •&lt;br /&gt;                    " il n'a rien trouvé "&lt;br /&gt;          (B.183) ur nnix  ca.&lt;br /&gt;                      "je n'ai rien dit. "&lt;br /&gt;A ce niveau, est-ce qu'il faut interpréter ca ( pronom indéfini emprunté à l'arabe) comme étant un pronom objet à part entière ( ur + ca ) ,ou sa grammaticalisation comme auxiliaire de négation ( ur ••• ca)? (12) "&lt;br /&gt;Nous avons des cas où ca "n'est pas fondamentalement un élément de négation (13) , son apparition à côté de ur n'est pas obligatoire, raison pour laquelle T.G.Penchoen l'a considéré comme une expansion autonome du prédicat (14) :&lt;br /&gt;         (B.184) ur ihwid (ca) ġr fas.&lt;br /&gt;                     "il n'est pas descendu à Fés&lt;br /&gt;ur n'admettant pas  ca comme deuxième élément de la négation, quand on a les nominaux suivants : ħdd " personne " , m3ada " sauf"  agwd " aussi " walu  "rien" •&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;                    " il n'y a que Ali qui est parti • "&lt;br /&gt;       (5.6) nkk , ur iy iqqimn m3ada ay a •&lt;br /&gt;                 " moi, il ne me restait que ceci. "&lt;br /&gt;        (B. 186) ur annayx  agwd yun •&lt;br /&gt;                    " je n'ai vu personne&lt;br /&gt;Ou quand le SV1 est l'un des verbes opérateurs :&lt;br /&gt;         (B.187) ur iri ad iddu •&lt;br /&gt;                   " il ne veut pas partir • "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F.Bentolila (16) considére  ur ••• sa comme" une variante libre de ur• " ;  ca ne peut être " un pronom objet soit parce que le verbe n'admet pas d'objet ( ••• ) , soit parce que le prédicat a déjà un objet ( •••) "&lt;br /&gt;        (B.189) ur iddi  ca •&lt;br /&gt;                  " il n'est pas parti. "&lt;br /&gt;        (B.190) ur t  yannay  ca •&lt;br /&gt;                   " il ne l'a pas vu • "&lt;br /&gt;mais il y a des contextes où ca est d’un emploi facultatif, impliquant un choix  de la part du locuteur, ou il se trouve dédoublé d'un autre ca&lt;br /&gt;         (10.22) u-llah mr idd i yiwl , da ur tqqim •&lt;br /&gt;                     si ce n'était le mariage ( qui me retient ) , je jure que je serais parti •&lt;br /&gt;          (10.26) isul lwaħd mc ur yuwil ••• .&lt;br /&gt;                    " ( bien sûr ) si on est pas marié&lt;br /&gt;          (B.191)ur izzniz (ca)  i3ban ••• " •••&lt;br /&gt;                    " il n'a pas vendu de vêtements " ...&lt;br /&gt;          (B. 192) ur  ġur s  annayx  ca ca  n  tmttut&lt;br /&gt;                     " je n'ai pas vu chez lui quelque femme "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Indicateur de théme :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          ca ur tslix  •••&lt;br /&gt;                          " je n'ai rien entendu " ...&lt;br /&gt;        &lt;br /&gt;                     «  personne n’est venu » (17)&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;c) ur sert à former des synthémes comme ur - ya "ne pas vouloir" , usar " ne ••• " plus " , ur jjin "       .. ne ••• Jamais  " qui déterminent le verbe .&lt;br /&gt;1-1 usar: est compatible avec l'acc. , l'inacc. , ad - Aoriste; son sens est celui de futur :&lt;br /&gt;       (10.20) usar ad inix iz d la 3icx •&lt;br /&gt;                        " je ne dirai plus que je vis • "&lt;br /&gt;         (10.43) ( ••• ) usar ad  yini iz  d luqt la trħam ( ••• )&lt;br /&gt;                    " ( ••• ) il ne dira plus que les temps  sont cléments C ... )&lt;br /&gt;1-2 ur jjin est compatible avec l'acc. négatif :&lt;br /&gt;        (10.39) ur jjin ssinx mata - nta ddunit •&lt;br /&gt;                   " je n'ai jamais su ce que c'est la vie. " '"&lt;br /&gt;         (13.5) ur jjin ttqdi3t!? ( la prière) •&lt;br /&gt;                 " tu ne l'as jamais arrêtée ? ".&lt;br /&gt;        (350) z i - Li ur jjin ur tħriq ••• (18)&lt;br /&gt;                    "Depuis ce temps-là, elle n'a jamais quitté son foyer •••&lt;br /&gt;dans une interro-négative , jjin peut s'employer seul sans la particule  ur :&lt;br /&gt;            (B.195)  jjin idda ad yannay lahl  nns ?&lt;br /&gt;                    " il n'est jamais allé voir sa famille? "&lt;br /&gt;1-3. 3mru (19)  " ne ... jamais"  est compatible avec ad - Aoriste ,inacc , acc.&lt;br /&gt;        (10.16) 3mru ur itisin ddunit mani  ġr  taġul •&lt;br /&gt;          " il ne saura jamais le sens de la vie • "&lt;br /&gt;         (27) ulad lħja  3mru ur syyifn ( ••• ) (20)&lt;br /&gt;             " les Ulad Lhaj n'ont jamais fait de bonnes récoltes C ••• ) &lt;br /&gt;Ici, avec l'inacc. , la négation a une valeur précise et catégorique; tandis &lt;br /&gt;que avec usar la référence est faite à un fait passé qui ne se reproduira plus.&lt;br /&gt;En ce qui concerne l'opposition usar / ur jjin, nous retrouvons l'opposition&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;non-réel (usar) /réel( ur jjin) ; usar est réservé à des procés futurs , con-&lt;br /&gt;ditionnels ; alors que ur jjin est réservé à des procés passés, réels.&lt;br /&gt;Avec l’adverbe 3awd "encore" , la quanti té prend  une interprétation durative ou itérative :&lt;br /&gt;       • ur injiħ (itératif)&lt;br /&gt;                        " il n'a pas encore réussi. "&lt;br /&gt;         (B.197) 3awd ur yuwil (duratif)&lt;br /&gt;                     " il ne s'est pas encore marié • "&lt;br /&gt;nous remarquons , à travers ces exemples , que la négation avec " ne… pas encore" exprime l'itération (B.196) ; dans (B.197) , la durée peut être paraphrasée par " ne ••• pas de nouveau " •&lt;br /&gt;Avec qqaħ le tour exprime la négation absolue " absolument pas" : &lt;br /&gt;         (B.198) qqaħ ur icci • •&lt;br /&gt;                   " il n'a pas mangé du tout. "&lt;br /&gt;au sujet de qqah "tout" et  bzzaf  " beaucoup" , une remarque s'impose: d'un point de vue de l'interprétation sémantique, il y a des énoncés qui sont ambigus :&lt;br /&gt;         (B.199) qqaħ ti3yyalin ur ccint •&lt;br /&gt;                    " toutes les femmes n'ont pas mangé. " &lt;br /&gt;ou&lt;br /&gt;                " les femmes n'ont pas mangé du tout. "&lt;br /&gt;         (B.200) bzzaf mddn a wr d iddin • cet énoncé admet deux lectures différentes ; il est paraphrasable comme suit :&lt;br /&gt;(a) quelques uns de ces gens ne sont pas venus •&lt;br /&gt; ou&lt;br /&gt; (b) aucun de ces gens n'est venu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous observons que ces énoncés , contenant un adverbe quantificateur et une négation , donnent lieu à une ambiguîté selon que la négation affecte le prédicat seul ou toute la relation prédicative •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Bououd&lt;br /&gt;&lt;a href="mailto:Bououd1@yahoo.fr"&gt;Bououd1@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-4 Les variantes de  ca :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La négation se présente sous deux formes (21) :&lt;br /&gt;1) Si la négation porte sur le prédicat ou la relation prédicative, le signifiant est discontinu ; le deuxième élément de la négation peut avoir , dans ces cas , la forme  ca  , c , cay :&lt;br /&gt;            (B.201) ur t ssinx c•&lt;br /&gt;                            " je ne le connais pas • "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(280)&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;Skndh di&lt;br /&gt;s&lt;br /&gt;iġsan&lt;br /&gt;n baba&lt;br /&gt;ħnini&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a nttan ur&lt;br /&gt;umizx ca&lt;br /&gt;n&lt;br /&gt;grc&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;n ħdd •&lt;br /&gt;(22)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;je&lt;br /&gt;brûlerais&lt;br /&gt;en&lt;br /&gt;cela les os&lt;br /&gt;de&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;mon cher&lt;br /&gt;père&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;si&lt;br /&gt;je&lt;br /&gt;pre»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;nais une obole de quelqu'un. "&lt;br /&gt;            (B.202) ur t ssinx  ca •&lt;br /&gt;                        " je ne le connais pas • "&lt;br /&gt;          ( 11 • 34 ) ( ••• ) nK , ur t 3qqilx   cay ( ••• )&lt;br /&gt;,                          je ne l'avais pas reconnu ( ••• ) "&lt;br /&gt;dans (11.34) , l'élément c ay donne plus d'emphase à la négation.&lt;br /&gt;2) Le signifiant continu ( ur idd , maci (23) ) se rencontre dans les cas suivants :&lt;br /&gt;(a) négation d'une identification&lt;br /&gt;             (B.203) maci  d aryaz •&lt;br /&gt;                        " ce n'est pas un homme. "&lt;br /&gt;              (B.204) ur idd d  aryaz •&lt;br /&gt;                     " ce n'est pas un homme. "&lt;br /&gt;(b) négation d'un terme anticipé ( sujet, objet, prédicat ••• )&lt;br /&gt;         &lt;br /&gt;                 (B.205) maci nkk ay  t  iccan •&lt;br /&gt;                       " ce nest pas moi qui l'ai mangé. "&lt;br /&gt;                 (B.206) maCi ur SSinX •••&lt;br /&gt;                       " ce n'est pas parce que je ne comprenne pas ••• "&lt;br /&gt;A) Dans ce qui a précédé , nous avons tenté de parler de " la négation formelle » (24) , c'est à dire une négation ayant recours à un marqueur grammatical; dans ce qui va suivre, l'étude sera consacrée à des énoncés où le positif et le négatif ont une équivalence sémantique •&lt;br /&gt; La neutralisation de l'opposition ur/Ø, se rencontre aprés le verbe gwd  " craindre" ; il y a opposition d'un signifié à sa négation:&lt;br /&gt;            (12.41) ( ••• ) gwdx ad iyi  3ardn •&lt;br /&gt;         &lt;br /&gt;                 " ( ••• ) j'ai peur qu'on m'agresse&lt;br /&gt;            (B. 207) gddx ad yini awal  nna •&lt;br /&gt;                     " je crains qu'il (ne) dise le secret en question. (25)&lt;br /&gt;            (B.208) gddx ur itini awal  nna •&lt;br /&gt;                        " je crains qu'il (ne) dise le secret en question.&lt;br /&gt;B) Si nous examinons, maintenant, quelques exemples où le tour n'est pas à interpréter comme une question (26) ( demande d'information) , mais comme une assertion à contenu positif:&lt;br /&gt;          (B.209) is ur idd  3li  ay  d iddan ?&lt;br /&gt;                          " est-ce que ce n'est pas Ali qui est venu? "&lt;br /&gt;Comme l'atteste cet exemple, il ne s'agit pas d'une interrogation ayant un sens négatif •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est à signaler, aussi, des cas où le contenu positif d'un verbe exprime l'idée d'une négation sur le plan sémantique :&lt;br /&gt;          (B.210) la ytini is idda •&lt;br /&gt;                     " il croit qu'il est parti. "&lt;br /&gt;           (B.211) la ytġal is idda •&lt;br /&gt;                     " il croit qu'il est parti. "&lt;br /&gt;           (B.212) iggum ad  iddu •&lt;br /&gt;                      " il refuse de partir • "&lt;br /&gt;Il apparait , à la suite de ces exemples, que ces verbes présupposent la faùsseté de l'expansion.&lt;br /&gt;C) Dans les phrases subordonnées, la négation suscite des ambiguîtés sémantiques : c'est à ce niveau que se situe la différence entre une négation de phrase et une négation d'un terme de la phrase • (27)&lt;br /&gt;(B.213) issn ad isiwl •&lt;br /&gt;" il sait parler. "&lt;br /&gt;(B.214) ur issin ad isiwl •&lt;br /&gt;" il ne sait pas parler. "&lt;br /&gt;(B.215) ? issn ur itsawal • (28)&lt;br /&gt;(B.216) ira  3li ad yawl i mMi s •&lt;br /&gt;" Ali veut marier son fils "&lt;br /&gt;(B.217) ur iri  3li ad yawl i mMi s&lt;br /&gt;" Ali ne veut pas marier son fils • "&lt;br /&gt;Dans ces cas, la négation porte sur le verbe de la principale ( SV1) ; quand le verbe est sul "rester, demeurer" , la négation est située devant le sv2 de la subordonnée :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           (B.218) isul ur iddi •&lt;br /&gt;" il n'est pas encore parti • "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (1) A.Martinet  Grammaire fonctionnelle du français p. 190 •&lt;br /&gt;(2) ici  aussi , on ne peut trancher pour savoir si la négation est une moda&amp;shy;lité ou un adverbe? Le critère de la compatibilité de la négation avec le présentatif d  "c'est «  permet de la ranger parmi les adverbes. ( cf. F. Bentolila ,Les classes d'unités significatives, p. 47 • )&lt;br /&gt;(3) Si F.Bentolila a considéré l'interrogation comme une modalité d'énonciation&lt;br /&gt;et non pas comme un adverbe, c'est parce que l'interrogation est en rapport d'exclusion mutuelle avec l'assertion et l'injonction. ( cf. Les classes d'unités significatives ,p. 47 ) et que les interrogatifs ont un comporte&amp;shy;ment syntaxique qui les prédisposent à  être mis en relief •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (4) Nous nous sommes inspirés  du classement de F.Bentolila , Gram.fonct. p.175 , Les classes d'unités significatives, p.47 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'adverbe de négation  ur •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) J.Moeschler , Dire et contredire, p. 5 •&lt;br /&gt;(2) Nous n'allons pas nous arrêter , plus longuement, à ce genre de négation. Ex : iGum ad iddu. , "il refuse de partir ."&lt;br /&gt;(3) uridd  peut être conçu comme un synthème formé de la particule ur  et du pré&amp;shy;sentatif  d servaat à actualiser les prédicats non-verbaux ; à côté de uridd  , le parler utilise maci (emprunté à l'arabe ) qui a les mêmes latti tudes combinatoires que son homologue berbère •&lt;br /&gt;(4)&lt;br /&gt;A.Basset , Textes berbères&lt;br /&gt;, p.179&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(5)&lt;br /&gt;of.&lt;br /&gt;ici&lt;br /&gt;.12.3&lt;br /&gt;, p.110&lt;br /&gt;;&lt;br /&gt;et 11.4&lt;br /&gt;, p. 113&lt;br /&gt;(6)&lt;br /&gt;cf.&lt;br /&gt;ici&lt;br /&gt;p.110&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(7) ur  préc~ée toujours le verbe qu'il détermine sauf si ce même prédicat est déterminé par ad , dans ce cas ur se place aprés  ad•&lt;br /&gt;(8) a wr exprime la défense •&lt;br /&gt;(9) L.Galand , seminaire E.PH.E , le 3 -04 - 1981 ; A.Leguil , I.N.L.C.O  le 4-12-1986 •&lt;br /&gt;(10) A.Basset , ibid , P 185-186&lt;br /&gt;(11) G.T.Penchoen , Etude syntaxique d'un parler berbère, P. 68 • L.Galand , Seminaire E.PH.E , 13- 02 -1981 •&lt;br /&gt;(12) F.Bentolila , Gram. fonct • P. 178; et Sémantique •• et Etudes des unité. significatives, p. 4 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(13) G.T.Penchoen, Etude syntaxique d'un parler berbère, p.12 •&lt;br /&gt; (14) G.T.penchoen , ibid, p.16 •&lt;br /&gt;(15) On pourrait dire, à partir de ces ex. , que la négation affecte le prédicat d'une part, et de l'autre le nominal.&lt;br /&gt;(16) F.Bentolila , Sémantique et études des unités significatives, p. 4 •&lt;br /&gt;(17) avec  aGwd ,l'ordre est indifférent ; on peut avoir aussi ur d iddi agwd yun&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (18) A.Basset , Textes berbères , p.173. Le premier terme de la négation estfacultatif chez les Art Nacer ; on pourrait avoir : (350)           ( ••• ) ur jjin thri~c•••&lt;br /&gt;(19) emprunté à l'arabe, est foraé de 3mr •• Age, vie" + pronom personnel On a 3mri •• de ma vie ", 3mrk •• de ta vie ••••••&lt;br /&gt;(20) A.Basset , ibid, p. 14 • Chez les locuteurs d'Art Nacer , l'accord est de  régle ; nous préférons ( 27) ulad lhaz 3.mrhum ur syyifn •&lt;br /&gt;(21) cf. p. 158&lt;br /&gt;(22) A.Basset , ibid , P.139; ka  et ca , dans le parler des Art Sadden  sont des variantes • cf. p 1.note (1).&lt;br /&gt;(23) uridd  et maci fonctionnent comme des variantes libres ; les locuteurs d'Art Nacer préférent l'utilisation de maci au profit de celle de uridd •&lt;br /&gt;(24) cf.ici p155. et F.Brunet cité par F.Bentolila ( Gram. fonct • p. 184 )qui oppose «  négations apparentes «  et  «  négations réelles  «&lt;br /&gt;(25) Notons ici la présence, dans la traduction, du ne  «   discordanciel «&lt;br /&gt;de la grammaire traditionneelle •&lt;br /&gt;(26) Ceci correspond à ce que la grammaire appelle une&lt;br /&gt; « question rhétorique « &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (27) autrement dit la portée de la négation.&lt;br /&gt;(28) Le symbole ( ? point d'interrogation) signifie la non-acceptabilité de&lt;br /&gt;l'énoncé •&lt;br /&gt;Ahmed Bououd , Université Hassan II , Casablanca&lt;br /&gt;Bououd1@yahoo.fr&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4405791555446241015-7414181733399814321?l=ils-awal.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ils-awal.blogspot.com/feeds/7414181733399814321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ils-awal.blogspot.com/2009/07/adverbe-de-negation-ur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4405791555446241015/posts/default/7414181733399814321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4405791555446241015/posts/default/7414181733399814321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ils-awal.blogspot.com/2009/07/adverbe-de-negation-ur.html' title='adverbe de négation ur'/><author><name>awal</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04207313518468125348</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4405791555446241015.post-2111799934597558966</id><published>2009-06-30T08:04:00.000-07:00</published><updated>2009-06-30T08:06:31.194-07:00</updated><title type='text'>aspect en tamazighte</title><content type='html'>LES VALEURS DES MODALITES ASPECTUELLES.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    -1 LA PROBLEMATIQUE DE L'ASPECT EN LINGUISTIQUE:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-1-1 L'étude de divers systèmes verbaux a conduit plusieurs linguistes à établir une typologie de langues : il y a des langues qui accordent la priorité à la notion de temps( temporelles), celles qui accordent la priorité à la notion d'aspect(aspectuelles) et d'autres qui amalgament les deux notions(aspectuo-temporelles).&lt;br /&gt;-1-2 En linguistique générale , l'aspect est considéré comme une catégorie grammaticale au même titre que le temps et le mode; l'aspect a bénéficié d'un intérêt particulier dans les études linguistiques.&lt;br /&gt;Ce fait a permis une abondance de termes et une divergence de points de vues ; pour cerner les contours de l'aspect et le séparer des autres catégories, la linguistique a conçu une méthodologie pour l'analyse du systéme verbal: une démarche sémasiologique et une démarche onomasiologique (1) •&lt;br /&gt;Les linguistes ont opté pour la démarche sémasiologique dont le but est d'étudier l'unité linguistique à partir des oppositions paradigmatiques de signifiants et des combinaisons entre cette unité et les autres unités de la chaîne : c'est une démarche qui part du signifiant pour découvrir et aboutir au signifié (2) • Quant à l'onomasiologie, suppose des concepts et des universaux applicables à toutes les langues; elle part du signifié pour découvrir le signifiant (3) .Les limites de la démarche onomasiologique est d'imposer à un systéme verbal en général, et à l'aspect en particulier, des signifiés qu'ils n'ont pas.&lt;br /&gt;-1-3 Si l'on définit l'aspect comme la "manière dont se déroule  le procés " (4) ; cette définition aura un caractère assez général et " laisse à désirer quant à la précision des moyens qui se chargent d'exprimer ce déroulement dans une langue  «  (5) ; c'est dans cette problématique que se situe le débat sur la nécéssité de distinguer entre un «  aspect grammatical «  et « un aspect lexical «  (6) , dans le premier cas, il s'agit d'alternances régulières qui font intervenir des listes fermées ( grammaire ) ; tandis que dans le second, il s'agit de dérivations faisant intervenir des listes ouvertes ( lexique) •&lt;br /&gt;-1-4 Si le   « tmode de procés «  ne fait pas l'objet d'un choix de la part du locuteur, l'aspect grammatical, par contre ,en est un ; donc, comme l'ont fait remarquer M.Golian et A.Leguil (7) , l'aspect grammatical est considéré comme une «  modalité «   qui  «  exprime la manière dont se déroule le procés  . » (8) • A côté de cette définition générale, on trouve une définition plus restreinte et stricte qui rend compte des différents types d'aspect ( cf. accompli / inac&amp;shy;compli ) •&lt;br /&gt;-1-5 Aprés l'opposition aspect / mode de procès ,il est convenable d'effectuer une autre opposition, à savoir: aspect et temps (9) • A titre de comparaison , il est à rappeler que la plupart des arabisants ont longtemps conçu le systéme verbal de l'arabe comme étant aspectuel (10) - combiné au temps - , tandis que les grammairiens arabes fondaient ce systéme sur la notion de temps (11) • La problématique du fonctionnement de cette opposition a été analysée par D.Cohen d'une manière explicite; partant d'une comparaison avec le systéme verbal russe, l'auteur a conclu que le systéme arabe est «  aspectif dans son fonctionnement fondamental (12) ensuite, l'arabe ne présente pas une double organisation ; son systéme est organisé pour exprimer de manière privilegiée l'une des deux notions, précisément celle de l'aspect, car, pour le temps , il est facile de voir que chacune des formes acc ou inacc , peut être située par le contexte dans n'importe quel rapport temporel avec le moment de l'énonciation" (13) .Si les langues à aspect, à travers une évolution, passent à l'expression du temps c'est parce que ces langues ont introduit dans leur systéme les valeurs de concomitance.&lt;br /&gt;-1-6 Pour ce qui est du berbère ,L.Galand (14) a eu le mérite de suggérer une autre présentation; il a fait du préterit l'accompli(th.III) et de l'aoriste intensif l'inaccompli (Tb .11) ; quant à l'aoriste ( th.I) , L.Galand le considére comme une " forme neutre" (15) par rapport à l'opposition aspectuelle ; le remaniement de L.Galand consiste à appeler les thémes II et III , inaccompli et accompli afin de répondre à l'idée de " renouvelle ment de certaines formes verbales" (16) tel qu'il a été émis par D.Cohen et " l'appartenance du berbère au domaine chami to-sémi tique " (17) •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   -2 POUR DEGAGER LES VALEURS ASPECTUELLES PRESENTES DANS NOTRE PARLER : Nous avons jugé nécéssaire de nous conformer à l'analyse de F.Bentolila portant sur le parler des Aît Seghrouchen ( 18) :&lt;br /&gt;- l'analyse consiste à opposer les valeurs des modalités aspectuelles l'une à l'autre pour former des classes homogènes; il se peut que la modalité aspectuelle puisse être accompagnée par l'une des modalités satellites.&lt;br /&gt;- un syntagme verbal est susceptible d'apparaître dans un contexte ou dans un autre ; autrement dit, il peut assumer le rôle du premier prédicat de l'énoncé ( position libre selon F.Bentolila (19) ) d'une part, ou apparaître aprés au moins un autre prédicat ( position appuyée (20) ) de l'autre part.&lt;br /&gt;-2-1 Les formes de la position libre:&lt;br /&gt;Nous rencontrons dans cette position les formes du réel&lt;br /&gt;-2-1-1 L’accompli ( th.III) :&lt;br /&gt;Il présente le procés comme" achevé et le raméne à un point ponctuel" (21) , seules les instances énonciatives peuvent l'interpréter comme un passé, un présent ou un omnitemporel •&lt;br /&gt;-2-1-2 L’inaccompli ( th.II) :&lt;br /&gt;La est l'actualisateur de l'inaccompli; il le place dans le réel. L'inaccompli,selon L.Galand , indique le plus souvent le " procés habituel ou le procés en cours. Cette habitude ou ce déroulement peuvent se situer aussi bien dans un temps écoulé qu'au moment de l'énoncé: en d'autres termes, la précision temporelle est donnée par le contexte ou par la situation, et non par la forme verbale" (22) • Si on paraphrase L.Galand , nous pouvons dire que l'inaccompli exprime un procés non-achevé qui peut être présenté sous deux formes: itératif ou duratif, selon le contexte ou le sémantisme de la forme verbale :&lt;br /&gt;                        valeur durative: la  ytaru                    " il est en train d'écrire "&lt;br /&gt;                        valeur itérative :la  ytaru                    " il a l'habitude d'écrire"&lt;br /&gt;                   (1.5) la tkkrn  mddn bkri              " les gens se lèvent tôt "&lt;br /&gt;Si le parler veut exprimer la concomitance, le recours est fait à  ili " être " dans son emploi comme auxiliaire :&lt;br /&gt;                    (3.5 ) la  tili  mayt sn la  tya jaj n  ccanta ••• " leur mère leur ayant mis dans leurs cartables ••• "&lt;br /&gt;(14.10) mc lla la yxddm i l-idara •••   " s'il se trouve qu'il travaille à l'administration ••• "&lt;br /&gt;Toujours au niveau de la concomitance, il y a lieu aussi de relever l'inacc. concomitant (la- II) et le non-concomitant (th.II sans préverbe) (23) ; le préverbe la  peut être considéré comme porteur du sens modal du réel :&lt;br /&gt;                        (1.11) la ytsmun ay nn( a) agsγa        ‘’il ramasse ce qu'il a acheté ‘’&lt;br /&gt;                        (2.3) la d issaγ aħuli ….&lt;br /&gt;.                         la d itddu ttalb la   yγrrs i wħuli         "il achéte un mouton, et le Taleb vient l'égorger. "&lt;br /&gt;(4) la bnnun alim , bbin d azggwar (24)         ‘’ ils construisent ( les meules de paille), ils coupent du jujubier ‘’&lt;br /&gt;.2.1.3 accompli ( la + th.III) :&lt;br /&gt;L’ accompli concomitant est dénoté dans notre parler par la - III , par contre le th,III est devenu narratif • Pour dénoter la valeur de l'omnitemporel , l'accompli concomitant se combine au verbe ili ’’être " à l'inaccompli, dans un contexte itératif; dans un récit, l'emploi de la -III " a dû amener les locuteurs à opposer toujours plus nettement au th.III nu la nouvelle forme , en réservant à celle-ci la concomitance ,état résultant d'un procés achevé, entrée réalisée dans un état" (25)&lt;br /&gt;                &lt;br /&gt;              ‘’ nous sommes arrivés au douar , nous avons entendu les  youyou et vu les lampes allumées "&lt;br /&gt;                      ( 11.2) as nna la nqqim... "l'autre jour on était assis .. »&lt;br /&gt;                       (12.1) as nna mi d 3aydx zi rrbad ( •••• ) la ddix mlaqqax d usaħafi (26)&lt;br /&gt;                               " le jour où je suis  revenu de Rabat , j'ai rencontré un journali ste ••• "&lt;br /&gt;Remarques: le verbe ili " être , exister " peut fonctionner comme verbe autonome ou comme auxiliaire (27) :&lt;br /&gt;illa i fas                       ‘’ il est à Fès ‘’&lt;br /&gt;illa iffγ                      " il est certainement sorti • "&lt;br /&gt;ili est compatible aussi bien avec l'ace. qu’avec l'inacc. lui même peut être soit à l'acc. , soit à l'inacc. • parfois ili se trouve vidé de son sens et se comporte comme une modalité (28); s'il en est une, cette modalité - comme toutes les particules préverbales - ne peut être séparée du verbe; ce qui n'est pas le cas ici: parmi les éléments susceptibles de s'inserer entre ili et le verbe, nous relevons :&lt;br /&gt;- un complément explicatif (C.E) :&lt;br /&gt;(B 141) illa uryaz (la) yusy a3mmud. ‘’ l'homme est certainement muni d'un bâton •&lt;br /&gt; - une modalité négative :&lt;br /&gt;                        (B.142) illa ur iddi γr  ckwila   " il n'est probablement pas allé à l'école. "&lt;br /&gt;- un autonome ou un autonomisé :&lt;br /&gt;                        (B. 143) illa  dlli idda ." il est certainement parti hier • "&lt;br /&gt;- mc " si " :&lt;br /&gt;(B. 144) illa mc inna ay ad ad as amzn lwraq.&lt;br /&gt;"s'il avait dit ceci ils lui auraient certainement retiré ses papiers • "&lt;br /&gt;Le mécanisme de dédoublement (29) de l'acc. semble être confirmé dans notre parler. La fréquence de la -III permet d'assigner à ce théme une place à part dans le systéme verbal des AIt Sadden , si le phénoméne d'intégration de l'ace. résultatif (th. III' ) (30) est définitif pour le touareg, notre la-III, ne disposant pas d'un thème spécial, a recouru à la ; tandis que  l’acc. simple ( th.III) s'est spécialisé dans la fonction narrative.&lt;br /&gt;-2-1-4 L'accompli narratif : L'emploi et la fréquence de l'acc. (th.III) dans un récit d'événements vécus peuvent- ils être considérés , pour un parler donné , comme une   survivance d'un état ancien du parler ou une innovation?&lt;br /&gt; L.Galand pense , en réponse à A.Leguil , qu'  «   on trouve des innovations plus ou moins parallèles dans d'autres parlers, mais ça ne se recoupe pas exactement. Alors on a le sentiment que dans chaque région, ou bien on n'a pas eprouvé le besoin d'ajouter, ou alors, là où il y avait peut-être des insuffisances dans le systéme , on a colmaté" (31) .&lt;br /&gt;L'ace. (th.III) a " détrrôné " l'aoriste (th.I) , en se substituant à lui ,de ses fonctions qui sont celles du récit. Ce qui est à signaler c'est que le couple ( III - la-III) a gagné du terrain au détriment de son homologue (I- III) , fort utilisé dans les parlers berbères du Maroc central ; autrement dit ,l'aoriste n'est plus utilisé dans les séries enchaînées, son remplacement par une série d'acc. narratifs est la conséquence d'un dédoublement ou d'une scission de l'acc. en acc. simple (32) et acc. concomitant (33) •&lt;br /&gt;Dans notre corpus l'acc. est devenu courant et fréquent, par contre les textes d'A.Basset de la fraction des Art Amar fournissent encore des aoristes narratifs :&lt;br /&gt;(321) llant (III) lli ist, lahl nns ladurnt.(III) as i y amna ħmmu; γrsnt as (I-III) i yut n tfullust ynt as (I) binssis , yni (I) ••• ; tkkr(I-III) Xdija, tddz( I-III) Lħnna , .tY as t (I) i ifassn d ixf, .tY as (I) tazult . tasY(I) I3ban nns  d  icrwidn ,tsikk asn (I-III) ssabun ••• (34)&lt;br /&gt;            « A ce moment-là ses parents entouraient Yamna Hmmu ; elles lui ont égorgé une poule, elles lui ont préparé&lt;br /&gt;             la bouillie (de l'accouchée) , elles ont fait ••• ;hdija pile du henné, lui en met aux mains et à la tête; elle lui&lt;br /&gt;              met de l'antimoine aux yeux, elle prend les vêtements et les chiffons ( de l'accouchée) et les lave.&lt;br /&gt;(347) alli(y) ur-rin iqqn asn (III) dd3ut , iddu (I) ; as l-ħkam qrrdn dat l-qadi , ibdu(I) γif sn s&lt;br /&gt;            txant d nnfqt (35)&lt;br /&gt;            " Comme ils n'acceptaient pas, il leur fit savoir qu'il allait les traduire en justice et il s'en&lt;br /&gt;            alla; le jour de l'audience, ils se mirent à genoux devant le cadi; il rendit le jugement lui&lt;br /&gt;             enjoignant de lui donner le foyer et l'habillement"&lt;br /&gt;-2-2 Les formes du non-réel :&lt;br /&gt;  Dans le parler des Ait Sadden , et le berbère en général, ad s'est spécialisé dans l'expression du non-réel. Cette modalité «  modale  « traduit des nuances sémantiques diverses: futur, probabilité, souhait ••• La combinaison du préverbe ad avec les aspects aoriste et inacc. constituent un paradigme modal.&lt;br /&gt;L'opposition aoriste (th.I) et aoriste intensif (inacc. ) est neutralisée dans un contexte négatif :&lt;br /&gt;                        (2 ) i tx irdn ur da ngg n ca zik • (36)&lt;br /&gt;                        " car le blé mûri t  tardivement"&lt;br /&gt;.,                       (46) ntta ur da ittγima ca ••• (37)&lt;br /&gt;                          "lui ne s'assied pas ••• "&lt;br /&gt;(190) llan isggwasn nna i mi ur da ikkat unzar ciyyan ••• (38)&lt;br /&gt;         " il ya des années où la pluie ne tombe pas beaucoup .."&lt;br /&gt;Avec le préverbe d-ad , on peut dire qu'il y a une interférence entre mode et futur; la forme d-ad + aoriste a une valeur sémantique d'emphase et de certitude (39) :&lt;br /&gt; ajjx la l3il la tarbat •&lt;br /&gt;      " je ne laisserai ni garçon ni fille ."&lt;br /&gt;(11.14) d-ad ddux dγi γ r s axam     &lt;br /&gt;           " je vais aller maintenant à la maison."&lt;br /&gt;                        (12.42) d-ad rsx ad ccx imi uγum.&lt;br /&gt;                                     "je descendrai manger un bout de pain • "&lt;br /&gt;( 14.6) d-ad qqimx dinn •                 &lt;br /&gt;            " Je resterai la-bas • "&lt;br /&gt;Ce qui justifie le rapprochement de cette forme à un futur proche c'est sa commutation avec un verbe opérateur + SV2&lt;br /&gt;                       (B. 145) xarac d-ad ittuty. !&lt;br /&gt;                                       " attention, il va tomber !&lt;br /&gt;                         x arac  idda ad ittuty !&lt;br /&gt;                          " attention, il va tomber . ! «&lt;br /&gt;Dans une série récurrente , notre parler préfére l'utilisation d'une suite d'inacc. au lieu de ad + aoriste ou de l'aoriste nu :&lt;br /&gt;(12) ħra. ad yali itri , la tkkr (II) at-tħlls i wγyul nns , tyr (I)&lt;br /&gt;            .           γif s iyddin , tddu (1) ad  d taym aman ( ••• ) (40)&lt;br /&gt;                        " dés que monte l'étoile, elle  se lève pour bâter son ânesse , elle met sur elle des outres à eau ,                      elle va chercher de l'eau ( ••• ) "&lt;br /&gt;                        (19) adday tmyyl tafukt la d ttasi (II) attas wwaman , t3um (1) , tmcd(I)&lt;br /&gt;                               adlal nns s l-γnna  d nnwar , ty( 1) tazult d  lmswak , tbddl( 1)&lt;br /&gt;                                i3ban s winna  sfanin • (41) &lt;br /&gt;                         " lorsque le soleil décline, elle prend un seau d'eau, se baigne , se peigne avec henné et clou de        girofle , se met du Koheul et de l'écorce de noyer, change ses vêtements pour des propres • "&lt;br /&gt;                        (43) ( ••• ) la t-ttnt(II) imcli , swnt (I) attay , inint (I) izlan , sγurtnt (I) ••• (42)&lt;br /&gt;                            " ••• elles déjeunent, prennent le thé, poussent les youyous •• "&lt;br /&gt;                        (50) adday (y) awd l-3id , la jmu3n (II) imqqran n tqbilt , rzn (1) lflus , yinin (I) : " ixss an a nddu a            nrayb x lqayd. " ; La tddun (II) yun wass .xdd yumayn dffir l3id  , awdnn (I) , irħb (I)  asn, ccn (I) , sun(I)- srsn as (I) aynna mi  γiyn  , ifrħ ( I ) is-sn , ddun d abrid nnsn • (43)&lt;br /&gt;                              " Lorsque arrive la Fête , les grands de la tribu se réunissent , versent une cotisation et disent :    " il faut que nous allions rendre visite au caîd" ;  ils partent un jour ou deux aprés la Fête , arrivent chez le caïd qui les reçoit bien; ils mangent et boivent et lui versent ce qu'ils peuvent; il leur manifeste sa satisfaction , ils prennent le chemin du retour. «&lt;br /&gt;à la place des aoristes ( parler des .AIt Amar , ex: 12, 19 , 43,  50s) , les locuteurs d'AIt Naceur emploient une série d'inaccomplis (44) :&lt;br /&gt;( 12) ( ••• ) , ( ••• ) , la tggar ( ••• ) , la tddu ( ••• )&lt;br /&gt;(19) (. .. ), la  t3ummu , la tmccd ( ••• ) , la tgg ( ••• ) , la tbddal (…)&lt;br /&gt;(43) ( ... ) , la ssnt ( ••• ) , la tinint ( ••• ) , la tsγurutnt •••&lt;br /&gt;(50) ( ••• ) la truzn( ••• ) , la tinin ( ••• ) ( ••• ), la nn tawdn ,&lt;br /&gt;                                 la di sn itrħħab , la t-ttn , la ssn , la s tsrusn ( ••• ) , la di sn if rrħ , la d  tddun ( •••).&lt;br /&gt;-2-3 Quelques cas particuliers.&lt;br /&gt;-L'aoriste peut apparaître dans un énoncé comme premier prédicat et sans préverbe ad , quand il est précédé d'un autonome temporel, situant le procés dans l'avenir :&lt;br /&gt;aska nddu             &lt;br /&gt;" nous partirons demain "&lt;br /&gt;,tadgg at , tddddut                &lt;br /&gt;"tu partiras dans l'après-midi "&lt;br /&gt;- L'aoriste est employé seul dans une situation où le locuteur se montre indifférent à l'égard d'une action :.&lt;br /&gt;(B.146) mc ur iri ad ins iddu •&lt;br /&gt;"s'il ne veut pas passer la nuit, qu'il parte."&lt;br /&gt;"le fait qu'il parte m'est indifférent "&lt;br /&gt;- L'aoriste intensif ( inacc. ) , dans des tours idiomatiques , peut apparaître sans les modalités ad et la :&lt;br /&gt;(B.147)  3li iħarb i yγuyya , nttat tkkat&lt;br /&gt;   " Ali évitait le scandale, quant à elle, frappait. "&lt;br /&gt;- Le non-réel et l'acc. connaissent d'autres usages à des fins stylistiques :ces formes n'ont ni emploi temporel ni aspectuel ; dans ce contexte, on peut utiliser aussi bien le non-réel que l'acc. sans que le sens soit affecté.&lt;br /&gt;On rencontre ces tours dans des formules figées traduisant le souhait, le désir et les prières :&lt;br /&gt;(B. 148) rbbi a kWn id iħdu .&lt;br /&gt;" que Dieu vous garde • "&lt;br /&gt;(B. 149) rbbi  ad  yannay ,tamara nnc; , icafac  •&lt;br /&gt;" que Dieu te vienne en aide et te guérisse • "&lt;br /&gt;(B. 150)i3awn ic rbbi&lt;br /&gt; "Dieu t'assiste «&lt;br /&gt; " que l'assistance de Dieu soit avec toi '. "&lt;br /&gt;              ak i3awn rbbi •&lt;br /&gt;             " que l'assistance de Dieu soit avec toi . »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-2-4 Les formes de la position appuyée .&lt;br /&gt;Dans cette position, on est en présence de deux formes verbales ( SV1 , SV2)   : le rapport syntaxique, entre les deux verbes, pouvant être soit direct (45) , soit indirect par l'intermédiaire d'un subordonnant (46) • F.Bentolila a émis quelques réserves à propos de l'identification des prédicats de la position appuyée juxtaposée en disant qu' "il n'est pas toujours facile de décider si on a. affaire à un prédicat juxtaposé ou au premier prédicat d'une nouvelle  phrase • " (47)&lt;br /&gt;Quant aux formes de ces positions, nous rencontrons en SV1 les formes de la position libre et en SV2 ,' les formes de la position libre, d'une part, et de l'autre, les formes à valeur d'enchaîné ; c'est à dire qu'on trouve en position appuyée juxtaposée :&lt;br /&gt;1- les SV de la position libre: .&lt;br /&gt;(La ) acc.        ad - A&lt;br /&gt;La- inacc       ad- AI&lt;br /&gt;2- les SV de la position appuyée que F.Bentolila appelle les" enchaînés"&lt;br /&gt;A&lt;br /&gt;al - AI&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     .2.4.1 Dans un énoncé constitué de SV 1- SV 2 ,' le SV 1 appartient à la position libre, tandis que le SV2 peut contenir un enchaîné ou un non-enchaîné.&lt;br /&gt;A- SV2 = aoriste (th.I) •&lt;br /&gt;Placé aprés un verbe de la position libre, l'aoriste s'impregne de n'importe quelle valeur aspectuelle du verbe qui le précède ; A.Leguil (48) , à la suite de L.Galand , compare ce thème a " une note musicale: sa valeur sémantique dépend de la clef en tête de la porte • Quant à sa valeur sémiologique, c'est celle que F.Bentolila a appelé l'enchaîné. "&lt;br /&gt;SV 1 = acc . (th.III) :&lt;br /&gt;L'aoriste (th.I) prend la valeur de l'accompli; les séquences d'aoristes sont souvent détectées chez les femmes(49) qui continuent à utiliser ce thème dans le récit :&lt;br /&gt;tdda (III) tmtut n flan, tzznz (I-III) iy(i) afuLLus ,  Sγiγt! (III)&lt;br /&gt;                        zi(s) -s , cix as(III) lflus , tddu (I) tini(I) i uryaz nns : " ur jjin zznizx afullus.&lt;br /&gt;                       " La femme d'un tel est venue me vendre un poulet, je le lui ai acheté et lui ai donné de l'argent;     elle est allée dire à son mari: " je n'ai jamais vendu de poulet." (50)&lt;br /&gt;Ce qui est à souligner c'est la disparition de l'aoriste narratif et son remplacement par l'accompli chez la jeune génération:&lt;br /&gt;                  ( 11. 18,20) ( ••• ) qqimx (III) di s , sγix (III) dduxan  , qqimx (III) la tgunuyx(la-II) ally     tuwd (III) tlata-, numz(III)  abrid , ndda (III) di s mriypin bzzaf  , nuwd (III)  γr ddar lbida ••&lt;br /&gt;                                                 " je me suis assis, j'ai acheté des cigarettes, j'a attendu jusqu'à trois heures, nous       avons pris la route , nous avons voyagé confortablement , nous sommes arrivé s à Casablanca ••• "&lt;br /&gt;Dans ce paragraphe de récit, les accomplis tiennent le rôle de la narration; nous avons jugé nécessaire de voir si le parler des Aît Amar ( fraction voisine) a subi la même évolution :&lt;br /&gt;                      (99) yun wass ndda (III) nK  d 3zizi  γr fas • iKr (III) 3zizi&lt;br /&gt;G wammas Yid   ica (III)  l3lf i tsrdunt , ica y as (III) rb3a  Lgamilat n tmzin ( ••• ) (51) .&lt;br /&gt;" Un jour nous allâmes 3zizi et moi à Fès • 3zizi se leva au milieu de la nuit , il donna à manger à la     mule, il lui donné quatre gamelles d'orge ( ••• ) "&lt;br /&gt;(311) ( ••• ) umzx(III) amxib nna Lhbib , inqqr iyi (III) yun 3cra ,&lt;br /&gt;qqaħ kulci islx it (III) , kulci i3ma t (III) ( ••• ) (52) •&lt;br /&gt;            .           " ( ••• ) J'ai engagé ce malheureux de Hbib  il m'a cueilli une dizaine d'arbres , il m'a tout écorché ,les arbres , il a tout aveuglé (••• ) "&lt;br /&gt;Dans notre parler, l'aoriste n'est plus le thème de base des séries enchaînées aussi bien narrative que récurrente ; c'est l'acc. (th.III) sans préverbe qui est devenu le thème de base du récit (53) • Ce remplacement constitue un début d'évolution du système verbal des AIt Sadden • Cette innovation rejoint celle que D.Cohen a présentée pour expliquer le renouvellement de certaines formes verbales en sémitique. Ce renouvellement s'est fait selon un processus de dédoublement ; l'acc. s'est doublé d'un acc. concomitant en se confinant dans un rôle narratif •&lt;br /&gt; :&lt;br /&gt;L'aoriste prend la valeur de certitude :&lt;br /&gt;(B.151)d-ad  ddux (da) tym nna trim.&lt;br /&gt;" je m'en irai et vous ferez ce que vous voulez. "&lt;br /&gt;SV1 = Impératif:&lt;br /&gt;L'aoriste (th.I) a une coloration injonctive :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                        (B.152) acm .tinit  i may c ay a !&lt;br /&gt;" va et raconte ceci à ta mère ! "&lt;br /&gt;L'aoriste en SV2 y acquiert les différentes valeurs de ad + A • .,&lt;br /&gt;                   (B.153) xaras  ad iddu (d) yini i may s ay a •&lt;br /&gt;" attention, il partira (et) dira à sa mère ceci. "&lt;br /&gt;Ces exemples montrent, clairement, la neutralité de l'aoriste à l'égard des valeurs aspectuelles : il prend en charge toutes les valeurs exprimées par le verbe qui le précède ; ce théme est un enchaîné , il ne rapporte pas le actions isolées, mais, en l'employant, le procès est considéré comme une conséquence de ce qui précède • Ceci se manifeste, formellement, par l'emploi  du coordonnant .&lt;br /&gt;Dans notre parler le thème d'aoriste, en série narrative ou récurrente  , comme il en est le cas en kabyle et en touareg ,peut être considéré comme " un archaïsme en voie de disparition" (54), s'il est attesté, dans quelques contextes, ce n'est que d'une manière sporadique chez les femmes ou dans des énoncés où le verbe prend une valeur optative, injonctive ••• Des exemples dans les ,chants sont révélateurs :&lt;br /&gt;                   (B.154) ( ••• ) a k iY d awtul yi yi (1) d lbaz ( ••• )&lt;br /&gt;" qu'il te transforme en lapin et moi en faucon ! "&lt;br /&gt;(B.155) ( ••• ) a k id awdx a ya3ric wattay  cx i wħbib nw ( ••• )&lt;br /&gt;              "que je t'atteigne 0 branche de theier et que je t'offre ma bien-aimée ! "&lt;br /&gt;SV1 = la - AI ( inacc. ) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                 ( 70) ( ••• ) la  tili yut ntħrirt  nna izil la tnwa , yili (I) wγrum ( ••• ) (55)&lt;br /&gt;" ( ••• ) il Y a une bonne soupe toute prête , il Y a du pain … »&lt;br /&gt; (50)( ••• ) la tddun (II) yun wass  xdd yumayn  dffir l 3id , awdn ġ Lqqayd(I). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;irħb asn (I.III) , ccn (I) , sun (I) (56)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                       " ( ••• ) ils partent un jour ou deux aprés la Fête , arrivent chez le caId qui les recoit bien, ils mangent et boivent ( ••• '"&lt;br /&gt;                           (40) adday ccn (I) imnsi la ittsawal (la-II) yun nna  ġur illa l3ql ,&lt;br /&gt;                                 yini y as (I) ( ••• ) (57) •&lt;br /&gt;                                " lorsqu'ils ont diné , un homme avisé prend la parole et di t ( ••• ) " •&lt;br /&gt;Si nous soumettons ces exemples à un locuteur des AIt Naceur , les aoristes précédés d'un inacc. seront, forcément, remplacés par un inacc. dans une série réccurente (58); sauf le cas de ini " dire" et ili "être" qui font exception à la régle (59) •&lt;br /&gt;A partir des exemples (40 et 70) , nous remarquons que l'enchaîné souligne que les deux actions sont solidaires, l'une ne va pas sans l'autre.&lt;br /&gt;B- SV2 = al - AI ( inacc.)&lt;br /&gt;Selon F.Bentolila , A (th.I) et al - A.I (th.II) " apparaissent à une exception prés dans les m~mes contextes. On peut opposer un A exprimant l'idée verbale pure et simple à al-AI exprimant l'aspect ingressif -duratif. " (60)&lt;br /&gt;SV1 = acc. (th.III)&lt;br /&gt;(232) tqqim al  tall ." elle se mit à pleurer" (61) •&lt;br /&gt;(342) iqqim crif al is-s ittizi ( ••• ) "le marabout se mit à le quereller ( ••• ) " (62) •&lt;br /&gt;(346) iqqim muhand. al ittzaway • (63)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                   (B. 156) iffġ al itsġuyu •&lt;br /&gt;" il est sorti en criant "&lt;br /&gt;SV1 = la- AI (inacc.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;..,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(B.157)&lt;br /&gt;la ytsqsa&lt;br /&gt;al&lt;br /&gt;t&lt;br /&gt;njjawab&lt;br /&gt;•&lt;br /&gt;" il nous interroge et nous&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;répondons&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet exemple&lt;br /&gt;présente&lt;br /&gt;l'action&lt;br /&gt;(SV2)&lt;br /&gt;comme étant&lt;br /&gt;simultanée à SV 1&lt;br /&gt;;&lt;br /&gt;tandis que&lt;br /&gt;l'exemple&lt;br /&gt;(B.156)&lt;br /&gt;la&lt;br /&gt;présente&lt;br /&gt;commee&lt;br /&gt;continue et&lt;br /&gt;conséquente à celle&lt;br /&gt;qui est&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;anterieure •&lt;br /&gt;SV1 = a~ + A (th.I) :&lt;br /&gt;(B.158) ad  ikkr al i t3awad aynna ur iħlin •&lt;br /&gt;                        " il se mettra à raconter n'importe quoi. "&lt;br /&gt;SV1 = Impératif:&lt;br /&gt;B.159) kkr al t3awat aynna ur iħlin !&lt;br /&gt;" ne raconte pas n'importe quoi!" (64)&lt;br /&gt;Si le parler des Art Sghrouchen , décrit par F.Bentolila (65) , n'offre pas d'exemples de la séquence: impératif + al - AI " enchaîné" , celui des Art Sadden en use trés abondamment •&lt;br /&gt;C- SV2 = une forme de la position libre :&lt;br /&gt;Quand c'est une forme libre ou non-enchaînée qu'on rencontre dans SV2 ' dans ce cas là on ne fait que rapporter "les actions isolément elles forment comme des ilôts indépendants, sans relation, sans point de contact." (66) • Le rapport entre les SV à la forme libre n'est qu'une juxtaposition de deux actions indépendantes et isolées, sans lien entre elles sauf si le SV2 est ad - Aoriste qui présente des caractéristiques spécifiques. (67)&lt;br /&gt;SV1 - SV2 = ace. (th.III) :&lt;br /&gt;Dans ce contexte , et comme il a été souligné maintes fois par A.Leguil l'opposition de concomitance à l'accompli, " autrement dit le rapport enchaîné /" concomitant , est en passe d' être dénoté non plus par le couple aoriste ~ accompli (I~III) traditionnel au Maroc, mais par le couple accompli ~ accompli concomitant ( III- la - III) ( ••• ) " (68)&lt;br /&gt;A partir des récits et des énoncés construits que nous avons recuillis auprés de jeunes lycéens des AIt Naceur , nous avons remarqué que la -III a remplacé l'accompli ( th.III) pour souligner la concomitance, tandis que ce dernier est devenu un théme narratif :&lt;br /&gt;    (11.8) ibba , idda (III) ġr fas , ittu (III) ur iy yujji ca  ddix (III)&lt;br /&gt;                            ġr bu3li ( ••• )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                 " mon père&lt;br /&gt; pppp pére,&lt;br /&gt;il&lt;br /&gt;est parti à Fès&lt;br /&gt;,&lt;br /&gt;il&lt;br /&gt;a oublié&lt;br /&gt;de me&lt;br /&gt;laisser&lt;br /&gt;(&lt;br /&gt;de&lt;br /&gt;l'argent&lt;br /&gt;)&lt;br /&gt;je suis allé&lt;br /&gt;voir&lt;br /&gt;Bouali (&lt;br /&gt;... )&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt; ( 11.1111.11)&lt;br /&gt;ikkr&lt;br /&gt;(III) 3bdLa&lt;br /&gt;imun (III)  di&lt;br /&gt;yi&lt;br /&gt;•&lt;br /&gt;«  Abdellah m'a&lt;br /&gt; M’aaccompa&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;gné&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         (11.12) ica yi (III) bu3li lflus , numz (III) n Kint d 3bdLa  ttaksi&lt;br /&gt;nhwwd  (III)  ġr bab fttuħ ( ••• ) •&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;" Bouali m'avait donné l'argent, on avait pris Abdellah et&lt;br /&gt;moi le taxi, nous nous étions dirigés vers Bab Ftouh ( •••&lt;br /&gt;        (11.13) isrs iyi (III) dinn, ndda (III) ġr 3bdLa nqqjm (III) la ... njjma3 ( la- II) • ‘’ il m'a déposé la-bas, nous sommes allés chez Abdellah&lt;br /&gt;et nous nous sommes mis à discuter • ‘’&lt;br /&gt;SV1 - sV2 = ~ - A ( ou AI)&lt;br /&gt;            (11.32) ajj ad as ra3aħ ħdd , ad, as cħ ssarut a k yawi s ttumubil •&lt;br /&gt;            " laisse, je vais chercher quelqu'un à qui je donnerai la clé pur qu'il t'accompagne en voiture .,&lt;br /&gt;         (11.50) issuħl di yi a nddu a ncc imkli. "il a insisté pour qu"on&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;aille&lt;br /&gt;déjeuner&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SV 1 - SV2&lt;br /&gt;=&lt;br /&gt;Impératif&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(B. 160)&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;acm&lt;br /&gt;ini&lt;br /&gt;y&lt;br /&gt;as&lt;br /&gt;" va lui dire&lt;br /&gt;!&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(B.161)&lt;br /&gt;rs asyi&lt;br /&gt;t&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;descends le&lt;br /&gt;prendre&lt;br /&gt;!&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans tous les exemples présentés en haut , les SV de la forme libre entraînent une succession d'actions isolées, indépendantes et qui se répéten individuellement •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D- Une autre particularité du parler des AIt Sadden est celle où les locuteurs" renoncent à l'opposition d'enchaînement en série réccurrente et utilisent au lieu d'une séquence de N.R aor • une suite d'inacc. ( ••• ) (69) »&lt;br /&gt;Avant d'illustrer ce phénoméne par des exemples tirés de notre corpus, il est à signaler, aussi, que l'inacc, connait une scission: à la concomitance (la- Inacc.) s'oppose l'enchaînement (al - Inacc.)&lt;br /&gt;Pour ce qui est du remplacement de l'opposition N.R par l'inacc. , notre parler a fait recours à l'inacc. précédé du préverbe la afin de souligner la succession d'actions isolées formant un bilan. Au lieu des séries d'aoristes fréquents chez les AIt Amar , les AIt Naceur préférent , à la place , les inacc (70)&lt;br /&gt;      (7) ( ••• ) la 3ddl (la-II) mddn tistħiyin nnsn , yn (I) tamalaħt , dbbrr ( I) (g) -gmassn i tħrrat ,inun (I) tiġnacin ( ••• ) (71)- &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" ( ••• ) les gens arrangent leurs terrasses, ils étendent de l'argile ( sur la terrasse) , ils procurent la charrue pour le labour, ils cousent les colliers ( des bêtes ) ( ••• ) " &lt;br /&gt;(7) (….) la  3ddL (la-II) ( ••• ) , la tggn (la-II) ( •••• ) , la dbbarr (la-II) ( ••• ) , la yuynnun (la-II) ( ••• )&lt;br /&gt;(1.5) sbaħ 1tnayn , la tkkrn (la-II) mddn bkri , la fttrn (la-II) , la tnuyn (la-II) iġyaL nnsn .ħdd isrdan nnsn , yamzn (I) abrid n&lt;br /&gt;" le lundi matin , les gens se lévent tôt , ils prennent leurs petits déjeunés, ils montent leurs ânes ou leurs mules et prennent le chemin de Tébouda ."&lt;br /&gt;Ce qui est à remarquer c'est la disparition de l'opposition de l'enchaînement à l'inacc. , ce qui veut dire que nous ne faisons plus l'opposition entre une série enchaînée et un bilan à l'inacc. ; par contre cette opposition subsiste encore à l'ace. grâce. au développement de l'ace. concomitant.&lt;br /&gt;E- Dans ce qui a précédé , nous avons exposé les cas où les formes libres sont mises en rapport avec d'autres formes sauf la forme ad - A (ou Ar) ; les formes du N.R en SV2 jouissent d'un statut particulier par rapport aux autres formes , elles dépendent du premier verbe que les linguistes nomment, communément, opérateur .(72)&lt;br /&gt;F- Aprés certains verbes (kkr "se lever», qqim ‘’s'asseoir" ••• ) nous retrouvons l'opposition de l'enchaînement.&lt;br /&gt;1- kkr " se lever" , quand ce verbe est suivi par un SV enchaîné, le critère le plus fréquemment utilisé par la grammaire est celui de la " perte de sens " subie par SV1 ; ce même critère suffit à l'identification de SV1 comme auxilliaire ( ou semi-auxiliaire ) et la nécéssité d'un SV2 pour former un syntagme périphrastique •&lt;br /&gt;(8.12) kkrn lwacun al tsġuyun ( ••• )&lt;br /&gt;" les enfants se sont mis à crier ( ••• )&lt;br /&gt;(8.16) kkrn la tsmunn ( ••• ) • " ils se sont mis à ramasser ( ••• ) "&lt;br /&gt;                        (348) ikkr iddu idrrq i crrif ( ••• ) (73) &lt;br /&gt;                              " il alla demander l'intercession du chérif ( ••• ) "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- sul " se trouver encore" , ce verbe est suivi d'un verbe non-enchaîné&lt;br /&gt;la-AI , ad -A :&lt;br /&gt;                      (10.28) isul  3ad  la ytqra&lt;br /&gt;                                  " il étudie encore "&lt;br /&gt;remarq ues :&lt;br /&gt;La perte de sens n'est une condition ni suffisante ni nécessaire pour qu'un verbe devienne auxiliaire parce qU'il existe des auxiliaires qui gardent leurs sens ( ex :: ikla "passer la journnée " ,insa "passer la nuit" ) •&lt;br /&gt;Ces types de verbes sont , généralement , appelés par les grammaires " semi- auxiliaires " ; ce terme veut rendre compte du double rôle de ces verbes :&lt;br /&gt;ils peuvent être autonomes ou auxiliaires. Ainsi, on pourrait se demander si le changement de sens n'est pas seulement le résultat du changement du contexte :les verbes  sul , Kr , ns employés seuls, invalident le critère de la perte de sens ,sont compatibles avec les modalités préverbales la et ad .&lt;br /&gt;La particule de négation ur sert à nier aussi bien le SV1 que le SV2 :&lt;br /&gt;               (5.3) ur qqimħ la tiħmilx ddunit • " je ne supporte plus la vie • "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (B.162) »  (B.162)  162)&lt;br /&gt;ur&lt;br /&gt;insi&lt;br /&gt;la&lt;br /&gt;ytddu&lt;br /&gt;•&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;il&lt;br /&gt;n'a pas&lt;br /&gt;passé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la&lt;br /&gt;nuit à marcher&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;(B.163)&lt;br /&gt;insa ur da&lt;br /&gt;ytddu&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;il n'a&lt;br /&gt;pas&lt;br /&gt;passé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la&lt;br /&gt;nuit à marcher&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3- qqim «  s'asseoir, rester «  ce lexème " dénote comme auxiliaire les valeurs d'ingressif-duratif ( " se mettre à " ) ou de continuatif ( " ne pas cesser de , continuer à " ) •’’ (74)&lt;br /&gt;              (12.7) iqqim la y it3awd • " il s'est mis à me raconter "&lt;br /&gt;               (11.47) nqqim la ntgunuy brra • ‘’ nous nous sommes mis à attendre dehors • ‘’&lt;br /&gt;En contexte positif , qqim "auxilie un SV2 qui peut  être de forme al-II aussi bien que l(la)-II • " (75)&lt;br /&gt;            (11.13) ,(12.44)  nqqim la njjmma3.&lt;br /&gt;                       " nous avons continuer à converser • "&lt;br /&gt;            (11.44) iqqim la y itsal x ibba&lt;br /&gt;                     " il s'est mis à demander des nouvelles de mon père. "&lt;br /&gt;Plus loin, le m~me auteur affirme que la disparait , chez les AIt Amar , quand l'auxiliaire a un complément explicatif, ce qui n'est pas le cas chez les Ait Naceur :&lt;br /&gt;         (319) ur iqqim bnadm ittħccam • (76)&lt;br /&gt;                 " les gens n'ont plus honte. "&lt;br /&gt;Nous pouvons dire , aussi :&lt;br /&gt;                  ur iqqim bnadm la ytħccam •&lt;br /&gt;Dans une structure interrogative ,al-II précéde le syntagme périphrastique –composé de qqim et de SV2 - ce qui lui confére le statut d'auxiliaire&lt;br /&gt;        (B.164) sqsat mmax  all(i) iqqim la ykkat ?&lt;br /&gt;                  " demande -lui pourquoi il s'est mis à frapper " qqim comme auxiliaire  est d'usage fréquent dans notre parler; il a les mêmes lattitudes combinatoires que son équivalent kkr(77) sauf que ces" verbes originellement de sens contraires en arrivent à converger dans leur emploi d'auxiliaire • " (78)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-2-5 La position appuyée coordonnée •• a&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aprés les monémes coordination ha et day nous rencontrons aussi bien les SV enchaînés que les SV non-enchaînés; dans cette position les SV ont les mêmes valeurs que celles qui ont été relevées dans la position appuyée juxta posée •&lt;br /&gt;Exemples de day :&lt;br /&gt;         &lt;br /&gt;                     " ( ••• ) les femmes se concertent t vont en fortH ( ••• ) "&lt;br /&gt;              (102) ( ••• ) kul lmrtt  day d- dzuwwf  ġif nx  yut n ttumubil ( ••• ) (80)&lt;br /&gt;            .           - - .&lt;br /&gt;               " ( ••• ) à chaque instant nous croisait ( à vive allure) une&lt;br /&gt;                                      automobile ( ••• ) "&lt;br /&gt;             ( 103) nukkni nqrrb yuy Lagar day nannay ac yut l.macina ( ••• ) (81)&lt;br /&gt;                      "(quand) nous fûmes proches d'une gare  nous vîmes un train&lt;br /&gt;              (108) ( ••• ) la ttinin : " iwa zzaLllat x nnbi "  day kkr al-tumi ad al d izry ddhur ; day ffġn iyr ad ddun    abrid  nnsn ( ••• ) (82)&lt;br /&gt;" ( ••• ) ils disent: " Priez pour le Prophète! "  ensuite ils retournent (au travail) jusqu'à ce que soit passé le ddhur  puis ils quittent le champ pour s'en aller chez eux.,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                 (134) la ġif s ittsakka xas yun usikk da irzm as  dġya bac a tkkr •• (83)&lt;br /&gt;                     " il passe( son couteau) sur( sa gorge) une seule fois , puis il la&lt;br /&gt;                          lâche rapidement pour qu'elle se relève ••• "&lt;br /&gt;                (145) ( ••• ) la d ttasy ifassn wwulman  t-tskka , day tbdu ( ••• ) (84)&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;             ‘’’( ••• ) elle prend des pelotes de fil de trame et un peigne,&lt;br /&gt;                                   puis elle commence ( ••• ) "&lt;br /&gt;          (148) ( ••• ) la tthwwad  aggwr jaj n dzlaft , day ddrrit  g-gmidun, ukwan&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;                                    day tqqim la t-tmrry ( ••• ) (85)&lt;br /&gt;               ‘’ ( ••• ) elle délaie (avec de l'eau) la farine à l'interieur&lt;br /&gt;                       du plat, ensuite elle la met dans la corbeille, ensuite elle&lt;br /&gt;                         se met à la frotter •.• ) ‘’&lt;br /&gt;          (176) ( ••• ) ħra ad immt  day kkr iġuyya g-gxam • (86)&lt;br /&gt;                 " ( ... ) dés. qu'il est mort , les cris s'élèvent dans la maison «&lt;br /&gt;           (211) ( ••• ) ifttujn ad afrun , nitni at(t) sġuyyn , day ad nqqzn s Ixuf d lfraħyt&lt;br /&gt;                     ( ••• ) dés que les étincelles volent, ils poussent des cris et sautent de peur et de joie ••• "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exemples de aha&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            (27) b3dn ax , aha drrn ixf nnsn ġr fas • (88) ... -&lt;br /&gt;                  « ils sont loin de nous , ils sont tournés vers Fas • "&lt;br /&gt;            (28) ( ••• ) itx la ttġaran waman , aha b3dn ax           (89)&lt;br /&gt;             ( ••• ) car les eaux baissent; et elles sont loin de chez nous ••• "&lt;br /&gt;           (242) adday immt ħdd , aha yajj d  qbala  Lmal ••• (90)&lt;br /&gt;                   « quand quelqu'un meurt, et qu'il laisse beaucoup de bétail «&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les SV1 (la-AI, acc. , Impératif, participe) qui admettent en SV2 un encha!né ( Aoriste) n'excluent pas al-II.&lt;br /&gt;1-&lt;br /&gt;la-AI&lt;br /&gt;aha A&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ex.&lt;br /&gt;28)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- Acc.&lt;br /&gt;aha A&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ex.&lt;br /&gt;27)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3-&lt;br /&gt;la-AI&lt;br /&gt;!!ay A&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;br /&gt;ex.&lt;br /&gt;17,&lt;br /&gt;134&lt;br /&gt;,&lt;br /&gt;145 )&lt;br /&gt;4-&lt;br /&gt;Acc.&lt;br /&gt;!!ay&lt;br /&gt;A&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;br /&gt;ex.&lt;br /&gt;103 )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-2-6 La position appuyée en apodose&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Avant le traitement des conjonctions temporelles ( ntta , adday , xas  ,zggwis , ally ) quelques remarques méritent d'être signalées : une proposition temporelle, en français, est introduite par " quand" ou " dés que" tandis que les parlers berbères disposent de trois solutions :&lt;br /&gt;- deux propositions juxtaposées ( position appuyée juxtaposée sans marque fonctionnelle ) :&lt;br /&gt;                         (B.165) yannyt inqqz ." dés qu'il l'a.vu , il a sauté. "&lt;br /&gt;- un pseudo-subordonnant ( ntta , hlli ,xas ), élément adverbial soulignant un lien sémantique entre le prédicat et le prédicatoîde&lt;br /&gt;                  (8.13) xas ntta isla i yġuyya d isffirn , yusy tazrwatt&lt;br /&gt;                      « dés qu'il a entendu les cris et les sifflements , il a pris un bâton • "&lt;br /&gt;              (6.6) xas ttalb ad iwddn , la tafat dduwar iħwa •&lt;br /&gt;                        " dés que le Talb appelle à la prière , tu trouves le Douar vide • "&lt;br /&gt;                       ( B.166) ntta  yannyit ,inqqz •&lt;br /&gt;                          " dés qu'il l'a vu , il a sauté •&lt;br /&gt;- une conjonction de subordination (véritable subordonnant)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                (1.10) adda(y) ikmml  kulci , la yt3ayd s aqidun •• •••&lt;br /&gt;                      " quand il a tout términé ( les achats ) , il retourne à la tente ."&lt;br /&gt;              (4.6) adday tqqrrb laKup (foot-ball) •••&lt;br /&gt;                         " quand la coupe s'approche ••• "&lt;br /&gt;Ce qui préside au choix de l'une de ces trois solutions c'est peut  être , Le&lt;br /&gt;schéma constitué par la proposition temporelle: concomitance - enchaînement .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- A cet égard le titre est révelateur , nous n'aurons à étudier que les oppositions des SV2 s'appuyant sur SV1 ( ace. , aoriste) aprés un fonctionnel subordonnant •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-2-6-1 nTa - SV1 (III) - SV2 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-nta est considéré comme un " pseudo-subordonnant " dans la mesure où il " admet la-AI en SV1 et qu'il n'entraîne pas l'anticipation des pronoms personnels compléments" (91) ; par sa présence, il opére un passage de la position juxtaposée - sructure parataxique - à la position en apodose •&lt;br /&gt;- Aprés ntta- III , on rencontre les formes aussi bien enchaînées que non-enchaî nées :&lt;br /&gt;(B.167) ntta iwt it ,iqqim la yall. " à peine il l'eut frappé, il s'est mis à pleurer "&lt;br /&gt;Quand l'apodose dénote un enchaîné ( aoriste ou inacc. avec auxiliaire) , on préfére dans la protase l'adverbe exceptif  xas " seulement " :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                       (B.168) xas nta iwi it ,iqqim al yall." à peine il l'eut frappé, il s'est mis à pleurer. «&lt;br /&gt;xas en coexistant avec ntta , peut se placer soit avant, soit aprés lui:&lt;br /&gt;                       xas ntta iwt it , •••• ntta xas iwt it&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;aprés xas , en SV2 ce sont les formes enchaînées , le plus souvent , qui sont réalisées :&lt;br /&gt;                       (B.169) xas at-tffġ  may s , day bdu la yall •&lt;br /&gt;                                  " dés que sa mère sort , il commence à pleurer •&lt;br /&gt;quand SV2 est une forme non-enchaînée, l'apodose peut être inversée: SV2 &amp;shy;subordonnant - SV1 ' par contre le SV1 enchaîné ne peut  être mis en tête de la séquence&lt;br /&gt;                       (B.170) xas  tffġ may s , ibda la yall •&lt;br /&gt;                                " dés que sa mère est sortie , il a commencé à pleurer • "&lt;br /&gt;                       (B.171) ibda la yall , xas tffġ may s •&lt;br /&gt;                                 " il a commencé à pleurer dés que sa mère est sortie • "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-2-6-2 adday et ally&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui serait interessant de souligner, ce n'est pas l'opposition réel ~ non-réel, mais les valeurs que prennent les SV1 dépendants des fonctionnels adday et ally ; nous pourrions dire, avec F.Bentolila (92) et A.Leguil (93) , que le registre du passé serait reservé à  ally  et celui du temps indivis ( ou futur ) à adday •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sein de chacun des deux couples ( réel : III , la -II /non-réel : ad-I , ad-II ) , il existe une opposition entre une idée verbale pure et simple ( adday -I , ally-III ) et un aspect duratif / iteratif ; cette valeur d'aspect iteratif est présente dans les deux cas; mais avec ally , le procés est posé comme un passé, tandis que avec adday ce procés est situé dans l'omnitemporel •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-aDay -I :&lt;br /&gt;L'opposition enchainé / non-enchaînée est décelable à l'interieur du réel ; au non-réel, on opposera l'idée verbale (ad-I ) à l'iteratif (ad-II) .&lt;br /&gt;            (1.6) adda(y) nn yawd uryaz , la ytccm  tġagyult  nn s ġl-lfndq •••&lt;br /&gt;                " lorsque l'homme arrive (au Souk) , il fait entrer son ânnesse au Foundouk       "&lt;br /&gt;             ( 6. 1) adday qrrb rmdan , la tkkrr mddn la  ssaġn •••&lt;br /&gt;                     " lorsque le Ramadan s'approche , les gens se mettent à acheter ••• "&lt;br /&gt;            (3) adday 3ddun  ccbak g -yran , la itt3ayd yun ufllaħ ••• (94)&lt;br /&gt;                 " lorsque les gerbes sont nombreuses dans les champs, l'un de: cultivateurs revient "&lt;br /&gt;             (11.11) adda(y)  d iddu lħsn , nkk a d dmn x mc ac inna ca •&lt;br /&gt;                       " lorsque Lahcen vient, moi, je me porterai garant s'il dit quoi que ce soit. "&lt;br /&gt;            (360) adda ikkat unzar , la t-trddl tmttut  tirfafin ••• (95)&lt;br /&gt;                    " lorsqu'il pleuvait la femme laissait tomber les couvertures du bas de la tente ••• "&lt;br /&gt;            (B.172) add(a) –ac  i3jb uqjdim  ittu may d  iggunin •&lt;br /&gt;                    " lorsque le repos lui plaît, il oublie ce qui' il attend. "&lt;br /&gt;             (B.173) adday zrin rb3a isggwasn , ad  ittasy lflus zi lbanka •&lt;br /&gt;                     " lorsque sont passées quatre années , il empruntera de l' argent à la banque • "&lt;br /&gt;adday -II , on le retrouve aussi bien dans le récit iteratif que dans le discours :&lt;br /&gt;                    non-iteratif                                                      iteratif&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                           adday-II adday-I // la-II (ex. 360)  . ad-I ( ex. 11.11 )adday-I&lt;br /&gt;                                                          adday -I/ad-I ( ex. 11.11 )adday-I / / ad -II (ex.B.173)&lt;br /&gt;                                                                              adday-I/ I (III) ( ex .B.172).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ally- III&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'opposition enchaînée (I, al -II) non-enchaînée ( III , la- II) est existante dans les SV2 :&lt;br /&gt;           (15.11) ally gzry , ha nkkni nhnna •&lt;br /&gt;                          " quand elle a été passée ( l'année scolaire) , on a été tranq uille "&lt;br /&gt;            (346) ally d iffġ muhand , ddan  mddn  raybn ġif s ••• (96)&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;                          " lorsque Muhand sortit ( de prison) , les gens vinrent lui rendre visite «&lt;br /&gt;            (279) ally ccan mddn swan , tawd lut! lġrama ••• (97)&lt;br /&gt;                         " lorsque les gens eurent mangé et bu , que le moment des&lt;br /&gt;                               dons fut arrivé ••• "&lt;br /&gt;            (17.14) ally yi t id  uwin , la tinin izd lmanda •&lt;br /&gt;                          " quand ils me l'ont apportée, ils croyaient que c'était un mandat • "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ally -III / I (ex. 279)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            / III ( ex. 15.11 ,346 )&lt;br /&gt;         / la-II (ex. 17.14 )&lt;br /&gt;Dans ce qui a été dit, il faut distinguer dans les SV deux aspects: un aspect exprimant un procés réel dans le passé ( ally ) et un aspect exprimant des généralités virtuelles (adday ) •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Bououd , Université Hassan II&lt;br /&gt;&lt;a href="mailto:bououd1@yahoo.fr"&gt;bououd1@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;http://bououd.e-monsite.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- NOTES : les valeurs des modalités aspectuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (1) G.Mounin, Problèmes terminologiques,p. 311 •&lt;br /&gt;(2) c'est à ce niveau que la réflexion linguistique est opératoire dans la&lt;br /&gt;mesure où la description des données et l'élaboration d'un modéle théorique&lt;br /&gt;sont solidaires •&lt;br /&gt;(3) Parmi les linguistes qui ont éssayé de définir l'aspect sur un plan concep-&lt;br /&gt;tuel , nous citons R.Martin : toutefois le problème ne peut être resolu&lt;br /&gt;que si , préalablemen t , l'aspect est défini avec rigueur sur le plan onomasio-&lt;br /&gt;logique des notions, c'est-à-dire en pure logique, indépendamment de tout&lt;br /&gt;système linguistique&lt;br /&gt;particulier&lt;br /&gt;( ... )&lt;br /&gt;"&lt;br /&gt;p.48&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(4)&lt;br /&gt;M.Golian , Actes.&lt;br /&gt;du colloque&lt;br /&gt;III ,&lt;br /&gt;p.&lt;br /&gt;151&lt;br /&gt;•&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(5)&lt;br /&gt;M.Golian , ibid&lt;br /&gt;, p.&lt;br /&gt;151&lt;br /&gt;•&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(6)&lt;br /&gt;aspect lexical ou Aktionsaart&lt;br /&gt;(&lt;br /&gt;" mode de&lt;br /&gt;procés "&lt;br /&gt;)&lt;br /&gt;est une virtualité&lt;br /&gt;sémantique concernant la manière dont se déroule le procés et qui caractérise&lt;br /&gt;tout verbe isolé. " M.Golian , ibid, p. 151 •&lt;br /&gt;(7) A.Leguil ,p.152. (8) A.Leguil , ibid,p.152 .&lt;br /&gt;(9) une opposition est temporelle, par l'intermédiaire d'un indice contextuel,&lt;br /&gt;quand elle s'effectue entre bornes temporelles ; elle est aspectuelle , quand,&lt;br /&gt;dans la morphologie thématique, il Y a opposition entre deux formes verbales&lt;br /&gt;différentes d'un même verbe à l'interieur d'une même tranche temporelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (10) R.Blachère, Gram. de l'arabe classique, ch. 1 , p. 246 •&lt;br /&gt;(11) les manuels scolaires enseignent la trilogie suivante  almadi ••&lt;br /&gt;passé ", al mudari3  « le présent-futur •• «&lt;br /&gt;, al amr •• » Impératif "; rappelons, tout de suite, que al amr n'est pas un temps mais un mode.&lt;br /&gt;(12) D.Cohen , Langues chaaito-semitigues , p. 1301 •&lt;br /&gt;(13) D.Cohen , Statif, accompli , inaccompli , P. 50-51 •&lt;br /&gt; (14) L8Galand , Le système verbal, p. 102 •&lt;br /&gt;(15) cf. p; 109&lt;br /&gt;(16) L.Galand, ibid, P. 102 •&lt;br /&gt; (17) L.Galand, ibid, p. 102 •&lt;br /&gt;(18) F.Bentolila, Grmmaire fonctionnelle d'un parler berbère • Art Seghrouchen d'Oum Jniba ( Maroc ) , Pari s SELAF , 1981 •&lt;br /&gt;(19) F.Bentolila , ibid, p. 144 •&lt;br /&gt;(20) cf. e, 12 , P. -110 note 22  "..&lt;br /&gt;(21) L.Galand , Continuité et renouvellement d'un système verbal, p. 294 •&lt;br /&gt; (22) L.Galand , le systéme verbal , p.102&lt;br /&gt;(23) Dans le parler des AIt Sadden , il ne s'agit pas d'une opposition la -&amp;shy;th- II ~ th-II ( nu ) comme il en est en kabyle • Cette opposition apparaît surtout , dans une relative •&lt;br /&gt;(24) A.Basset , Textes berbères du Maroc parler des Art Sadden ,p. 2 •&lt;br /&gt;(25) A.Leguil, Bilan et perspectives, Tomme III , P. 63 •&lt;br /&gt;(26) A signaler l'emploi du verbe ddu comme verbe opérateur ; cf. p. 270&lt;br /&gt; (21) il est des linguistes berberisants qui voient dans le préverbe la l'ori gine&lt;br /&gt;du verbe ••ili •• •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (28) cf.p.129 note (27) • Nous aurons l'occasion de traiter certains verbes ( par ex. ikla  « passer la journée «  ikka « ••• passer «  ) dont le fonc  tionnement est analogue à celui de ili •&lt;br /&gt;(29) D.Cohen , statif , p.55&lt;br /&gt;(30) L.Galand  ·i,bid.  P.107 .&lt;br /&gt;(31) L.Galand , ibid , p.107&lt;br /&gt;( 32) D. Cohen ibid , p.55.&lt;br /&gt;(33) l'acc. concomitant est dénoté au moyen du préverbe  la •&lt;br /&gt; (34) A.Basset  Textes berbères p. 159 •&lt;br /&gt;(35) A.Basset  ibid, P • 172&lt;br /&gt;(36) A.Basset, ibid , P. 2 •&lt;br /&gt;(37) A.Basset , ibid  P. 23-24 •&lt;br /&gt;(38) A.Basset  ibid  p. 89 •&lt;br /&gt;(39) A.Leguil  I.N.A.L.C.O • 18- 06 - 1987 • L.Galaad  E.P.H.E  198  ,exemples n 1687 - 1947 des Ait Youssi •&lt;br /&gt;(40) A.Basset  ibid  P. 6. La notation est , légerement .modifiée •&lt;br /&gt; (41) A.Basset , ibid, P. g&lt;br /&gt;(42) A.Basset , ibid , P. 22&lt;br /&gt;(43) A.Basset , ibid, P. 25&lt;br /&gt;(44) La liste des exe.ples est longue •&lt;br /&gt;(45) F.Bentolila, Gram.Fonct. p. 151 •&lt;br /&gt; (46) F.Bentolila , ibid  P. 151 •&lt;br /&gt;(47) F.Bentolila , ibid, p. 152 •&lt;br /&gt;(48) A.Leguil  Mutations temporelles en berbère , S.L.P , 27 - 02 - 1988 p. 10. L.Galand, 1977 , B.S.L  p. 299 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (49) ceci est valable pour le parler des Art Sadden ( Douar AIt Nacer ) •&lt;br /&gt; (50) il s'agit ici d'un exemple construit. cf. A.Leguil , Tom.e III , p. 61 •&lt;br /&gt; (51) A.Basset , Textes berbères , p.47&lt;br /&gt;(52) A.Basset , ibid , p. -154&lt;br /&gt;(53) En série récurrente, c'est la-th-II • cf. ici p 127&lt;br /&gt;(54) S.cHaker , p.211&lt;br /&gt;(55)  A.Basset ,p.34.35&lt;br /&gt;(56) A.Basset p.25.26&lt;br /&gt;(57) A.Basset , p.20&lt;br /&gt;(58) cf. ici p. -138&lt;br /&gt;(59) A.Leguil, Tome III, p. 68 • ; cf. exemples (70) et (40) d'A.Basset •&lt;br /&gt; (60) F.Bentolila , Gram. fonct. L. 4.22 , p. 155 •&lt;br /&gt;(61) A.Basset , ibid , p. -115&lt;br /&gt;(62) A.Basset , ibid, p. 170&lt;br /&gt;(63) A.Basset , ibid, p. 170&lt;br /&gt;(64) il est à signaler ici la présence de la négation dans la traduction française et son absence dans l'énoncé berbère; ce fait rejoint, sans doute ce qui sera avancé à la page 164&lt;br /&gt;(65) F .Bentolila , Grammaire fonctionnelle d'un parler berbère • AIt Seghrou·chen d'Oum Jnba Paris SELAF , 1981 •&lt;br /&gt;(66) F.Bentolila , ibid, p. 153 - 154 •&lt;br /&gt;(67) cf. Verbes opérateurs , p. 271&lt;br /&gt;(68) A.Leguil, Toae III , p.65 •&lt;br /&gt;(69) A.Leguil , ibid, p. 44 •&lt;br /&gt;(70) cf. ici, p.132&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (71) A.Basset , Textes berbères, p. 4&lt;br /&gt;(72) Nous. reviendrons sur les verbes opérateurs dans le chapitre consacré aux prédicatoîdes sans marqu.e fonctionnelle • p. 271&lt;br /&gt;(73)&lt;br /&gt;A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid , p. 172&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(74)&lt;br /&gt;A.Legu.il ,&lt;br /&gt;Tome III , P. 94 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(75)&lt;br /&gt;A.Leguil ,&lt;br /&gt;ibid ,&lt;br /&gt;P. 94 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(76)&lt;br /&gt;A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid&lt;br /&gt;, P. 151&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(77)&lt;br /&gt;cf. ici p. 142&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(78)&lt;br /&gt;A.Leguil ,&lt;br /&gt;ibid&lt;br /&gt;, P.&lt;br /&gt;95 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(79)&lt;br /&gt;A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid&lt;br /&gt;, p.&lt;br /&gt;25-26 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(80) A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid&lt;br /&gt;, P.&lt;br /&gt;49 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(81) A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid ,&lt;br /&gt;p.&lt;br /&gt;49 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(82) A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid&lt;br /&gt;, p.&lt;br /&gt;51-52 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(83) A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid ,&lt;br /&gt;P.&lt;br /&gt;64 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(84) A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid&lt;br /&gt;, P.&lt;br /&gt;69 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(85) A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid ,&lt;br /&gt;P.&lt;br /&gt;71 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(86) A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid ,&lt;br /&gt;p.&lt;br /&gt;83 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(87) A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid ,&lt;br /&gt;P.&lt;br /&gt;99 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(88) A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid ,&lt;br /&gt;p.14&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(89) A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid&lt;br /&gt;, p. 14&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(90) A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid&lt;br /&gt;, p •120&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(91) F.Bentolila ,&lt;br /&gt;Gram&lt;br /&gt;• fonct&lt;br /&gt;• p.&lt;br /&gt;166 •&lt;br /&gt;(92) F.Bentolila , ibid, p. 166 •&lt;br /&gt;(93) A.Leguil ,I.N.A.L.C.O , Oct. 1984 •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(94) (94) 94)&lt;br /&gt;A.Basset ,&lt;br /&gt;Textes berbéres&lt;br /&gt;, P.2&lt;br /&gt;(95)&lt;br /&gt;A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid&lt;br /&gt;, p. 178&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(96)&lt;br /&gt;A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid ,&lt;br /&gt;p.171&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(97)&lt;br /&gt;A.Basset ,&lt;br /&gt;ibid&lt;br /&gt;;&lt;br /&gt;p. 138&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed , Bououd , Université Hassan II Casablanca&lt;br /&gt;&lt;a href="mailto:Bououd1@yahoo.fr"&gt;bououd1@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;http ://bououd.e-monsite.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4405791555446241015-2111799934597558966?l=ils-awal.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ils-awal.blogspot.com/feeds/2111799934597558966/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ils-awal.blogspot.com/2009/06/aspect-en-tamazighte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4405791555446241015/posts/default/2111799934597558966'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4405791555446241015/posts/default/2111799934597558966'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ils-awal.blogspot.com/2009/06/aspect-en-tamazighte.html' title='aspect en tamazighte'/><author><name>awal</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04207313518468125348</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
